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Tome troisième.
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CANAUX

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profils des ruisseaux, en choisissant les endroits où la largeur duruisseau était étroite et à-peu-près uniforme, et lorsqu’on ne trou-vait que des bords irréguliers, 011 les faisait arranger à la pioche. Ona pris des profils moyens, après en avoir mesure au moins troispour chaque opération.

On a marqué pour toutes ces jauges, non pas le résultat moyendes trois opérations, mais la moyenne entre les deux expériencesqui étaient les moins différentes entre elles.

Une difficulté des plus considérables que l’on ait éprouvées pources jauges, c’est que la plupart des ruisseaux qu’on a jaugés sontau-dessous des moulins, et quelquefois au-dessous de deux ou troismoulins les uns au-dessus des autres, qui tantôt vont ensemble ouséparément, ou cessent entièrement. U y a par conséquent une va-riation considérable chaque jour dans le produit de ces ruisseaux. Ilest même fort différent, à certaine distance des moulins, lorsqu’ilest pris peu de temps après que les vannes sont levées, ou lorsqu’ilest pris long-temps après. Comme tous ces moulins tirent leurs eauxdes étangs, il 11’est pas possible ici, comme dans des biefs ordi-naires , de faire lever toutes les pelles et de mettre les biefs à sec ,puisque la plupart des étangs sont très - considérables, et que l ’eauseule de ces étangs peut faire aller des moulins pendant plusieursmois sans être renouvelée. L’étang de Long-Pendu fait aller le four-neau pendant trois ou quatre mois durant l’été, où il 11e reçoit pointd’eau. On s’est servi de plusieurs moyens pour tous ces objets; on apris les jauges lorsque le moulin n’allait pas ; on les a aussi priseslorsqu’il allait, et en s’informant combien le moulin allait de tempspar jour, on en a déduit une quantité moyenne, qui serait assezjuste si on pouvait compter sur le rapport des meuniers. 2 0 On aété jauger tous les ruisseaux à leur source, et avant qu’ils n’entrassentdans les étangs qui servent de biefs aux moulins. Cette méthode se-rait la meilleure, s’il n’y avait pas beaucoup de sources dans cesétangs que l’on ne peut avoir par ce moyen ; mais on a mieux aiménégliger celles-ci et 11e compter que sur des eaux certaines.