DE NAVIGATION.
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transporter par terre de Châlonsà Digoin, que de prendre la voie ducanal du Forez, puisque, quand meme il n’y aurait pas plus d’e'clusesd’un côté que de l’autre, comme il faudrait faire trois fois plus dechemin, le prix du transport reviendrait au même, puisqu’il n’estsur les canaux à cause des droits que le tiers de ce qu’il coûte parterre.
4° La haute Loire 11 ’est navigable que trois à quatre mois de l’an-née en descendant, et elle ne l’est presque pas en remontant. Elleest même très-périlleuse en descendant, tant par rapport aux rochersdont le fond de la rivière est parsemé ainsi que les bords, que parrapport à sa rapidité qui est aussi considérable dans cette partie quecelle du Rhône , et eu egard encore à ses differents barrages.
5° II y a grande apparence que par rapport à ces difficultés onserait obligé de former un canal le long de la Loire depuis l’embou-chure du Furand jusqu’aux environs de Roanne . Ce canal de prèsde dix-sept lieues de longueur, joint à celui du Forez , ferait unelongueur plus grande que celle du canal du Charolais, et, comme ilfaudrait encore trente écluses sur cette partie, il s’ensuivrait qu’il y
aurait presque le triple d’écluses sur ce canal que sur celui du Charo-lais , à quoi l’on peut ajouter qu’il y a une si grande quantité depetites rivières qui se jettent dans la Loire de ce côté, qu’elles ren-draient cette partie de canal très-difficile à entretenir, d’autant plusque tous ces ruisseaux et petites rivières sont des torrents.
6° Mais l’une des objections les plus fortes que l’on fasse contrel’exécution de ce canal, et qui semble assez plausible, c’est qu’il estencore problématique que l’on puisse conduire au point de partageune quantité d’eau suffisante pour une bonne navigation ; il ne paraîtpas par les mémoires imprimés et manuscrits dont j’ai eu communi-cation , que l’on ait fait des jauges suivies et exactes de ces eaux : onne parle que de celles du Furand et du Janon, et quoique l’on pi'ennela première à trois lieues de sa source, la seconde ne se prend qu atrois quarts de lieue.
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