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Tome troisième.
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DE NAVIGATION.

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sources aux environs de l’étang de Montchanin qui pussent y êtreconduites, engagèrent le Sieur Gauthcy à pousser scs recherchesencore plus loin. Il reconnut aussi que la Bourbince, à deux lieuesenviron de l’étang de Montchanin, recevait une autre rivière, venantdu mont Saint-Vincent, plus forte même que celle du Gratoux, etquelle pouvait être conduite au point de partage, avec autant de faci-lité pour le moins que la première. Il prit même des points de nivelle-ment sur les montagnes voisines, et reconnut que le point de partagede Long-Pendu se trouvait dans un point fort bas de la chaîne de mon-tagnes qui fait la séparation des ruisseaux qui vont dans l’Océan d’unepart et dans la Méditerranée de l’autre; et qu’étant dominé par beau-coup de montagnes des environs, toutes beaucoup plus élevées quece point départagé, tous les ruisseaux qui prenaient leur source dansces montagnes et qui avaient pour la plupart beaucoup de pente,pouvaient, au moyen de rigoles à qui l’on donnerait moins depente qu’à ces ruisseaux, être conduits au point de partage; que,par conséquent, les 3oo pouces d’eau que fournissaient les sources dela Dlicune et de la Bourbince pour alimenter le canal, n'étaient qu’unepetite portion des eaux dont on pouvait disposer, et qu’ainsi laprincipale objection que formait M. Perronet contre ce projet étaitnulle, puisque les sources qu’il croyait qui n’existaient pas aux envi-rons du point de partage, y existaient réellement en très grande quan-tité, et paraissaient devoir fournir une quantité d’eau beaucoup plusgrande que celle que M. de Chézy avait reconnue pouvoir être conduiteau point de partage du canal de Bourgogne . II examina aussi lesautres objections du rapport de MM. Perronet et de Chézy, et trou-va qu’elles n’étaient pas insolubles : il remarqua même plusieursavantages que le canal du Charolais aurait sur celui de Bourgogne .

11 communiqua ses idées à plusieurs personnes de la province, etparticulièrement à M. Le comte de Clermont et à M- L e comte Da-mas dAnlezy, qui lui conseillèrent l’un et l’autre de s’occuper sérieu-sement des détails de ce projet. M. de Clermont lui dit même qu’il avait