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CANAUX
relatives à cette entreprise. Cet intendant les examina avec d’autantplus d’intérêt qu’il avait fait travailler au canal de Picardie, et qu’ils’en était fort occupé pendant qu’il était à la tête de cette province.
Le sieur Aubri, ingénieur de la Bresse , fut enfin nommé parM. de Baquencourt pour faire la vérification complète de ce projet,et, arriva à Cliâlons le 8 septembre avec le sieur Defer, sous-ingé-nieur, qui lui avait proposé de l’accompagner et de l’aider dans cetteopération, qui dura deux mois et demi.
^ Ces ingénieurs se transportèrent d’abord a Cliauvort sur la Saône :de là, en remontant la Dheune, ils vérilièrent les nivellements decette rivière jusqu’à Cliagny ; et, sur les observations du sieur Gau-tliey, ils reconnurent qu’il serait possible de diriger le canal directe-ment de Cliagny à Cliâlons, au moyen de deux levées pour traverserles vallons de Chamilly et de Bouzeron, et d’une tranchée un peuconsidérable à faire au-delà de Cliagny. Le sieur Gauthey avait déjàtenté ce projet, et avait fait les nivellements jusques au-delà de cettetranchée : le reste du terrain jusqu’à Cliâlons n’offrant plus de diffi-cultés ; mais, comme il y avait trouvé beaucoup d’obstacles, il 11eproposa celui-ci cpie secondairement. Cependant M. Aubri en ayantsenti les avantages , il l’engagea à faire faire les plans détaillés etnivellements de cette partie, auxquels il employa aussitôt son neveuqui était son élève, et qui lui avait déjà beaucoup aidé pour les planset nivellements des autres parties, de sorte que M. Aubri put encoreen faire la vérification avant la fin de sa visite.
Il séjourna principalement à Montchanin et aux environs du pointde partage, où il fit faire en sa présence, avec un niveau à lunette,les vérifications de la pente générale des trois rigoles projetées, et lajauge des principaux ruisseaux qui devaient alimenter le canal. Ilvérifia aussi de la même manière la pente de la Bourbince jusqu’àDi°oin, et après avoir pris tous les renseignements convenables surle commerce du pays, sur ses productions, et sur le commerce dela Saône à la Loire, il rédigea son rapport à la fin duquel il conclut