CANAUX
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pourrait tirer de l’une et de l’autre de ces deux machines. On put reconnaître alorsque la manœuvre du plan incliné, outre une dépense d'eau considérable, présentait,pour faire monter des bateaux aussi pesants que ceux qui devaient fréquenter cecanal, des difficultés très - grandes, et qu’on aurait eu de la peine à vaincre, enfaisant même des dépenses hors de proportion avec l’importance de cet ouvrage.Quant au sas mobile, on se convainquit au contraire, bien que la machine exécutéene réussît pas complètement, à raison de quelques circonstances qu’il avait étéimpossible de prévoir et d’apprécier avant sa construction, qu’il était très-facile etpeu coûteux de remédier à ses défauts, et que le succès des écluses de cette espèceétait désormais aussi infaillible que celui «.les écluses à sas ordinaires. On imaginaà cette époque une disposition très-simple pour empêcher le» pertes d’eau à l’instantoù l’on mettait le sas mobile en communication avec les biefs, et elle eut un succèstel que ces pertes disparurent entièrement.
D’après ces résultats on aurait pu se décider à terminer les travaux du canal duCreusot , conformément au décret du 9 germinal an IX, en n’employant que dessas mobiles pour toutes les grandes chûtes. Mais M. Gauthey étant mort en 1807,et M. le comte Gretet ayant quitté l’administration des ponts-et-chaussées, cestravaux furent abandonnés. Personne ne mit plus, comme ils l’avaient fait, un vifintérêt à s’assurer du degré d’avantage que la petite navigation pouvait offrir, et àtâcher de l'introduire en France dans les localités auxquelles elle aurait pu s’appliquer.Il reste au moins des tentatives qu’ils ont faites, la certitude qu’on peut exécuter pourdes chûtes de 8 à 10 mètres des écluses dont la construction ne serait pas très-coûteuse, dont la disposition serait simple et solide, la manœuvre facile, et ladépense d’eau presque nulle. L’auteur de ce mémoire, qui a assisté aux expériencesdont il vient d’être question , entrera dans de plus grands détails sur ce sujet dansun autre ouvrage.
L’administration du canal du Centre ne subsista sous la forme d’une régie in-téressée que jusqu’au i Pr octobre 1807. Un décret du i pp septembre de cette annéeordonna la suppression de cette régie en admettant le fermier, s’il le desirait, àcompter de clerc-i-maître. Son compte fut effectivement réglé de cette manière, etprésenté en 1812 au conseil d’état. 11 fut reconnu qu’au r cr octobre 1807 le fermierse trouvait en avance d’environ 3 oo,ooo francs. On lui tint compte de cette avance,et il reçut en outre une indemnité de 95,000 francs.
En supprimant la régie intéressée, le décret du I er septembre 1807 a organiséla perception par la régie des droits réunis, suivant un mode qui subsiste encoreaujourd’hui, et dont 011 va donner succinctement l'idée.
L’administration de perception se compose, i° d’un conservateur résident àChâlons ; 2° d'un contrôleur-vérificateur ambulant ; 3 ° d’un receveur principal àParis, commun avec les canaux d’Orléans et de Loing; 4 0 de six receveurs par-ticuliers placés à Châlons, Chagny, Saint-Léger, Blanzy, Paray-le-Monial , etDigoin;5" de six contrôleurs; 6" d’un surnuméraire appointé et un aspirant sans appoin-tements; 7 ° d’un préposé aux recettes éventuelles de la rigole de Torcy .
Le conservateur a le dépôt des papiers et la police du canal ? sous la direction