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Traité de grandes opérations militaires ou relation critique et comparative des campagnes de Frédéric et de l'empereur Napoléon : avec un receuil des maximes les plus importantes de l'art de la guerre, justifiées par les actions de ces deux grands capitaines : sixième partie contenant la campagne de 1794 / par le Baron de Jomini
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CHAPITRE VII.

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voulut rester en croissant, les deux ailes ap-puyées à la Sambre, soit quon voulut combattreen ligne parallèle adossee à cette rivière. Siles Autrichiens avaient su profiter des avanta-ges quils avaient, comme assaillants, contreune armée en position sur une longue ligne ; ilest plus que Vraisemblable quils eussent réussià en accabler le point important. Il est horsde doute que, pour ne pas abandonner ce résul-tat au hazard et aux fautes de lennemi, il eûtmieux convenu aux Français de prendre lini-tiative et de marcher contre larmée impériale:cela était dautant plus faisable que Charleroi ayant alors capitulé, on navait plus à craindreque lennemi communiquât avec cette place, etque lon pouvait même sen -servir pour appuyerla gauche qu'on aurait refusée afin dagir avecdautant plus de forces sur Lambusart, Fleurus et Frasne, toutes les divisions auraientconcentrer leurs efforts. Par cette manœuvre,larmée française naurait eu à combattre quela gauche et une petite partie du centre desAutrichiens, dont la droite neût vraisemblable-ment jamais pu regagner la route de Bruxelles ,puisquelle remontait la Sambre, vers Fontaine- Levèque et Andelues. Dailleurs, par ce chan-gement de front à gauche, on se serait assuréde la route directe de Namur à Liège , qui