ISS TRAITÉ DE G DES . OPÉRATIONS MILIT.
était, comme nous l’avons déjà si souvent ré-pété , le point décisif pour les communicationsdes impériaux.
Après la bataille de Fleurus , les alliés com-mirent la faute de laisser un corps au montPalisel, sous les ordres du prince d’Orange. Ilest assez étonnant que Jourdan ait porté cinqdivisions sur cette direction -, tandis qu'il eûtconvenu d'attaquer auparavant les impériaux àBraine-la-Leud, avec toutes ses forces, en cher-chant à les gagner par la droite sur Wavre etJudoigne: Les deux divisions de Favreau et deScherer étaient suffisantes pour tourner Mons .L’armée impériale, ainsi débordée par sa gau-che et battue sur cette direction de Judoigne,n’aurait jamais pu regagner le Rhin sans fairedes sacrifices énormes, puisqu’on aurait pu laprévenir de plusieurs marches sur Tirlemont etLiège . Il était imprudent et inutile de couriren même temps vers Havre et Mons , vers Seneflfet Nivelles , vers Sombref et Gembloux ; sur desdirections tout-à-fait divergentes. Kleber aulieu d’ètre dirigé sur Mons avec la gauche,devait marcher sur Braine-le-Comte ; le centrede l’armée sur Nivelles ; la droite très-renfor-cée, aurait pu alors gagner Wavre . Tout cequi se trouvait d’ennemis à Mons , Brequigni,Roeulx et Maulde eût été inévitablement perdu.