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Traité de grandes opérations militaires ou relation critique et comparative des campagnes de Frédéric et de l'empereur Napoléon : avec un receuil des maximes les plus importantes de l'art de la guerre, justifiées par les actions de ces deux grands capitaines : sixième partie contenant la campagne de 1794 / par le Baron de Jomini
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ISS TRAITÉ DE G DES . OPÉRATIONS MILIT.

était, comme nous lavons déjà si souvent ré-pété , le point décisif pour les communicationsdes impériaux.

Après la bataille de Fleurus , les alliés com-mirent la faute de laisser un corps au montPalisel, sous les ordres du prince dOrange. Ilest assez étonnant que Jourdan ait porté cinqdivisions sur cette direction -, tandis qu'il eûtconvenu d'attaquer auparavant les impériaux àBraine-la-Leud, avec toutes ses forces, en cher-chant à les gagner par la droite sur Wavre etJudoigne: Les deux divisions de Favreau et deScherer étaient suffisantes pour tourner Mons .Larmée impériale, ainsi débordée par sa gau-che et battue sur cette direction de Judoigne,naurait jamais pu regagner le Rhin sans fairedes sacrifices énormes, puisquon aurait pu laprévenir de plusieurs marches sur Tirlemont etLiège . Il était imprudent et inutile de couriren même temps vers Havre et Mons , vers Seneflfet Nivelles , vers Sombref et Gembloux ; sur desdirections tout-à-fait divergentes. Kleber aulieu dètre dirigé sur Mons avec la gauche,devait marcher sur Braine-le-Comte ; le centrede larmée sur Nivelles ; la droite très-renfor-cée, aurait pu alors gagner Wavre . Tout cequi se trouvait dennemis à Mons , Brequigni,Roeulx et Maulde eût été inévitablement perdu.