CHAPITRE VII.
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Quelques fussent les projets des Français , ilest incontestable qu’après l’affaire du 18 mai,le prince de Cobourg , devait envoyer sur lechamp à Clairfayt, l’ordre de revenir sur l’Es-caut et de remonter cette rivière jusqu’à Espierre.Toutes les forces alliées étant ainsi en ligne;elles auraient pu reprendre l’offensive par leurgauche, pour exécuter leur projet de rejeterl’armée de Pichegru sur Nieuport et Ostende .Même pour l'ester sur la défensive, cette con-centration eut été indispensable.
L’action du 22 mai fut engagée dans une po-sition singulière, les Français se prolongèrentpar leur gauche jusqu’au Peck , tandis que lesalliés étaient encore à Lamain, Marquain etTournay . Si Clairfayt et l’archiduc Charles eus-sent pu être employés, avec les 40 mille hom-mes qui ne prirent point de part à l’affaire, onne peut pas trop juger la tournure qu’elle auraitprise, car les Français pouvaient être jetés surOudenarde et coupés. La bataille fut gagnéepar les alliés, malgré le mauvais emploi de leursforces ; le résultat n'aurait pas été douteux avec-40 mille hommes déplus: surtout, si cette masseavait été employée et dirigée vivement par lagauche, depuis Marquain sur Lannoi : au moinsle centre et la gauche de Pichegru , auraientété fortement compromis vers Leers et Nechin.