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Traité de grandes opérations militaires ou relation critique et comparative des campagnes de Frédéric et de l'empereur Napoléon : avec un receuil des maximes les plus importantes de l'art de la guerre, justifiées par les actions de ces deux grands capitaines : sixième partie contenant la campagne de 1794 / par le Baron de Jomini
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CHAPITRE VII.

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Quelques fussent les projets des Français , ilest incontestable quaprès laffaire du 18 mai,le prince de Cobourg , devait envoyer sur lechamp à Clairfayt, lordre de revenir sur lEs-caut et de remonter cette rivière jusquà Espierre.Toutes les forces alliées étant ainsi en ligne;elles auraient pu reprendre loffensive par leurgauche, pour exécuter leur projet de rejeterlarmée de Pichegru sur Nieuport et Ostende .Même pour l'ester sur la défensive, cette con-centration eut été indispensable.

Laction du 22 mai fut engagée dans une po-sition singulière, les Français se prolongèrentpar leur gauche jusquau Peck , tandis que lesalliés étaient encore à Lamain, Marquain etTournay . Si Clairfayt et larchiduc Charles eus-sent pu être employés, avec les 40 mille hom-mes qui ne prirent point de part à laffaire, onne peut pas trop juger la tournure quelle auraitprise, car les Français pouvaient être jetés surOudenarde et coupés. La bataille fut gagnéepar les alliés, malgré le mauvais emploi de leursforces ; le résultat n'aurait pas été douteux avec-40 mille hommes déplus: surtout, si cette masseavait été employée et dirigée vivement par lagauche, depuis Marquain sur Lannoi : au moinsle centre et la gauche de Pichegru , auraientété fortement compromis vers Leers et Nechin.