206 TRAITÉ DE G ÜES . OPÉRATIONS MILIT.
Les alliés eurent encore une belle occasiondont ils ne surent pas profiter. Ce fut le mou-vement de Pichegru sur Ypres , le 1 er . juin.L’armée du nord en s’isolant davantage de laS ambre et en allant creuser des tranchées de-vant une place, qui pouvait bien tenir 15 jours,donna aux alliés, la facilité de diriger Clairfaytsur Oudenarde , et de marcher sur le champvers la Sambre avec les 60 mille hommes'quiétaient sous Tournay . Au lieu de prendre unparti prompt et vigoureux, leur conduite à cetteépoque fut inconcevable, ils ne sauvèrent niCharleroi ni Ypres , et restèrent à Tournay ,sans qu’cux-mèmes puissent en indiquer la rai-son. On a vu dans la relation qu’elle fut l’in-cohérence des mouvemens du prince de Cobourg et son irrésolution; lorsqu’après 15 jours detemps perdu, il résolut trop tard de faire unetentative en faveur d’Ypres , il avait déjà laissébattre Clairfayt deux fois isolément, il ne mar-cha vers lui qu’avec la moitié des troupes dontil pouvait disposer, et il arriva justement à tempspour apprendre la prise d’Ypres , comme huitjours apres il arriva dans les plaines de Fleuraspour apprendre la chute de Charleroi (1).
(1) Esbce là cet ensemble, ces mouvemens rapprochéset soutenus que M. de T. regarde comme une faute dansl’art militaire des armées germaniques ? l’art militaire de