218 TRAITÉ DE G DES . OPÉRATIONS MILIT.
se faire battre bénévolemment et perdre ainsisa réputation pour le plaisir de compromettreson honneur, celui de sa nation et la vie desbraves qui l’entourent. Quelle que soit l’opinionpolitique d’un homme, elle cesse lorsqu’il setrouve sur un champ de bataille, et il estcertain que Dumouriez se battit aussi loyale-ment à Neerwinden , que Pichegru sur la Pfrim.
L'état respectif des deux partis semble doncêtre la seule cause de ces revers ; le dénue-ment, le délabrement de toutes les partiesdu service, la rigueur de la campagne de laHollande, et celle du blocus de Mayence pen-dant l’hiver, avaient un peu ébranlé l’annéefrançaise, dont l’entousiasme devait d’ailleursdiminuer à mesure que les dangers de l'indé-pendance nationale s'évanouissaient. Les Autri-chiens au contraire combattaient alors pourl’Allemagne , pro ciris et jbeis; ils avaient touteleur confiance en Clairfayt qui l’avait méritéepar sa conduite dans des affaires partielles, oùil s’étoit montré avec vigueur; mais ce quiétait plus important encore, ils avaient uneligne d’opérations moins hazardée que celle dela Flandre .