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Traité de grandes opérations militaires ou relation critique et comparative des campagnes de Frédéric et de l'empereur Napoléon : avec un receuil des maximes les plus importantes de l'art de la guerre, justifiées par les actions de ces deux grands capitaines : sixième partie contenant la campagne de 1794 / par le Baron de Jomini
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CHAPITRE VIII.

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contre les Français étaient devenus leurs alliés ;lorsquenfin larmée autrichienne fut réduite àlutter seule contre un ennemi si redoutable,on sattendait à la voir anéantir, et toute lacampagne fut au contraire une série de succèspour elle. Plus densemble dans les plans,plus de mobilité pour leur exécution, etune ligne dopérations moins désavantageuse,furent sans doute les premières causes de cechangement.

Du côté des Français , le gouvernement leplus modéré ayant succédé au régime le plusviolent, beaucoup dhommes aspirèrent à quit-ter larmée, ils avaient été jetés par letourbillon des événemens : les bataillons dimi-nuèrent donc considérablement, et les forcesdes deux partis reprirent ainsi leur équilibre.On a voulu attribuer à la trahison de Pichegru les revers que son armée essuya à la fin de1795, cela nest pas juste. Il est sans doutevraisemblable que son caractère le poi'tait àlintrigue, il est même incontestable quil fut,à cette époque, en correspondance illicite avecune puissance en armes contre son pays ; maissi un chef de parti peut, comme Dumouriez , dé-plorer dêtre gouverné par des factions et désirerdopérer un changement dans lintérieur, il nestaucun général, aucun militaire assez bas pour