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Traité de grandes opérations militaires ou relation critique et comparative des campagnes de Frédéric et de l'empereur Napoléon : avec un receuil des maximes les plus importantes de l'art de la guerre, justifiées par les actions de ces deux grands capitaines : sixième partie contenant la campagne de 1794 / par le Baron de Jomini
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CHAPITRE VIII.

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permit à Piehegru de faire sa retraite presquesans grande perte derrière le canal de Franken-thal, doù il marcha dans la nuit à Mutterstadt ,pour venir prendre position sur le Speyerbach.

Cette affaire prouva bien que lon peut rem-porter une victoire avec des dispositions mé-diocres, lorsquil ne sagit que de forcer, avecde bonnes troupes, un ennemi qui est en posi-tion défensive, et qui se borne à une défenselocale sans manœuvrer; mais une telle guerreest un massacre sans art. Il suffit de voir, surla carte, la position de Turcklieim et celle deFrankenthal , pour juger que les démonstrationsauraient se faire à ce dernier point, et queles grandes attaques auraient avoir lieu parTurckheim, qui se trouvait déjà sur les com-munications de Piehegru : le moindre succèsremporté sur ce point, par une masse supé-rieure, aurait totalement perdu le centre et ladroite de larmée française. On peut jugerpar lheureux résultat queurent six ou septattaques morcelées, ce quaurait produit uneffort concentré des corps de Nauendorf, deKray et de Wemeck avec le centre de Clairfaytpar Turckheim sur la direction de Mutterstadt et de Rehut, tandis que la gauche aux ordresde Latour se serait liée successivement à euxpar Lambsheim . Trois de ces corps ne furent