CHAPITRE VIII.
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fauxbourgs de Paris et dans les tribunes de laconvention qu’à l'année, ne pouvait apporteraucun remède aux maux qui les accablaient.
En relisant les séances épouvantables decette période et tout ce qui se passait alorsdans les départemens du midi, on sera étonnéqu’une nation en proje à de telles convulsions,menacée à Quiberon et dans la Vendée , atta-quée par 170 mille autrichiens et 60 mille alliésconduits pal’ Clmrfayt, Wurmser et Devins,ait pu encore trouver une année qui protégeâtses frontières et qui lui conservât des conquêtes.Pour réussir contre une nation semblable ilfallait un Alexandre, un César, un Napoléon,ou du moins un Marlborough. Clairfayt futun général brave et un peu au-dessus ducommun, mais il n’était point ce que l’onapelle un grand capitaine.
Observations générales.
Autant que mes matériaux et le plan d’uneesquisse rapide l’ont permis, j’ai déjà indiqué lesrapports de chaque événement avec le principede l’application des masses sur les points impor-tants , qui forme incontestablement la premièrebase de l’art. Je terminerai donc ce chapitrepar un court examen des grandes opérations.
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