240 TRAITÉ DE G DES . OPÉRATIONS MILIT.
considérations paissantes pour x - etenir un géné-ral, qui faisait la guen’e aux positions, auxlignes, aux provinces et non aux forces orga-nisées de l’ennemi.
Cinq divisions de l’année de Sambre etMeuse vinrent enfin garnir une assez longueligne défensive le long de la Nahe , depuisBingen jusqu’à Birkenfeld ; quelques combatseurent lieu vers Creutzenach, que les générauxMarceau, Kray et Nauendorf se disputèrentplusieurs fois. Pichegru fit reprendi-e Deux-Ponts et menacer Kayserslautern, mais dansle fait ce furent des affaires de postes insigni-fiantes, où l’on ne retrouve aucun plan vaste-rnent combiné; Jourdan finit pas céder la Naheet se rapprocha de Trêves et de Trarbach.
Enfin mie suspension d’armes vint mettreun terme à ces luttes sans résultats :• Cettecampagne fit honneur aux troupes autrichien-nes, elles prouvèrent ce qu’on aurait pu at-tendre d’elles si on avait su les employer dansles premières campagnes. Les armées fran-çaises luttèrent avec courage contre la désor-ganisation et les privations de toutes especes,qui devaient naturellement suivre les dissen-tions affreuses qui agitaient le gouvernement.
Le pouvoir exécutif, confié alors à de tristescomités qui avaient plus à faire dans les