INTRODUCTION. i3
par le même chiffre , seront par cela seul indéter-minés ou variables.
C’est cette dernière réflexion qui rend très-difficileL’exécution d’une pasigraphie générale et même par-ticulière; les expressions d’une langue ayant une ac-ception différente dans les divers sujets de nos études.
Nous allons essayer de faire l’application de cetteméthode à la Minéralogie. La botanique s’y prêteroitsans doute avec plus de succès ; mais la difficulté del’application donnera plus de prix à la méthode. Sile succès ne répond pas à notre attente, il faut enaccuser moins l’état actuel de la science , que la dif-ficulté d’une première application.
APPLICATION A LA MINÉRALOGIE.
Pour faire une application de cette méthode à laminéralogie , c’est-à-dire pour peindre avec des chiffresles principaux résultats de nos connoissances relativesaux substances minérales , il nous a suffi d’examinerles propriétés qui les distinguent, de représenter leursmodifications par des chiffres , de prendre ensuite dansla série innombrable des êtres qui composent le règneinorganique , les différentes divisions ou coupures surlesquelles les minéralogistes sont d’accord, et d’appli-quer à ces êtres abstraits que l’on appelle espèces, leschiffres et les figures qui représentent les modificationsdes propriétés.
Parmi ces propriétés , les unes qui sont les résultatsde l'analyse chimique , constituent l’espèce; les autres,et particulièrement la forme primitive et quelquefoisla pesanteur spécifique, servent à constater l’identité,la similitude et la conformité de la substance gavée