RAPPORT SUR L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1855.
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parti intermédiaire : elle adopta ie système des prix facul-tatifs. Ce parti n’atteignit pas le but. A diverses reprises,la Commission stimula le zèle des Exposants pour obtenird’eux l’indication des prix; mais ou bien elle échoua devantun mauvais vouloir très-prononcé, ou bien elle n’obtintque des résultats illusoires.
La plus grande variété a régné dans les indications. Lerèglement disait bien que le prix de vente pouvait être livréà la publicité; mais il ne disait pas quel prix. Etait-ce leprix de vente en fabrique, ou bien le prix de vente en gros,ou bien encore le prix de vente au détail? Des Exposantsmettaient le prix sans dire lequel, et rendaient ainsi ce ren-seignement inutile. L’expérience de 18 5 5 a été complète :l’indication facultative des prix doit être bannie d’une Expo-sition.
Reste le système des prix obligatoires. Celui-là est,quoique d’une application difficile, à mon avis, le seul justeet le seul rationnel. Je vais dire tout de suite les oppositionsqu’il soulève et les obstacles qu’il rencontre. L’industrielqui livre directement ses produits au public répugne à faireconnaître ses prix de revient, parce que la publicité pourraitlui susciter une concurrence qui le forcerait à diminuer sonbénéfice. L’intermédiaire qui prend chez les fabricants lesproduits manufacturés pour les offrir au public, soit engros, soit en détail, voit dans la publicité qu’on réclameune atteinte directe portée à son industrie : la connaissancedes prix mettrait le public dans la confidence de la valeurréelle de la marchandise et rendrait les acheteurs plus clair-voyants.