CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.
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On n’aura pas seulement des résistances à briser, mais degrandes difficultés pour arriver à la vérité'. Quand un prixsera indiqué, quel moyen de contrôle aura-t-on pour véri-fier si la déclaration est sincère? A supposer qu’on aitaffaire à des Exposants véridiques, tout n’est pas encore dit.Dans l’appréciation, ne faut-il pas tenir compte, chose dé-licate, de la diversité des milieux de production? Et puis,quel prix devra servir de critérium? Suivant moi, le seulutile à connaître pour le public, c’est celui auquel l’indus-triel peut lui livrer son produit; c’est tout ce qui importe etce qu’on peut exiger. Quant au prix de revient, il est moinsnécessaire à connaître. Mais ce prix de vente au consom-mateur, comment arriver à faire que le fabricant le livredans toute sa sincérité ?
Malgré ces difficultés et ces oppositions, dont je ne medissimule pas la gravité, il faut arriver à l’indication obliga-toire des prix. C’est un progrès nécessaire. Les difficultés neme paraissent pas insurmontables, et il ne faut pas, dans tousles cas, leur faire le sacrifice de la vérité. Pourquoi serait-ceprécisément dans le commerce et dans les transactions qu’ons’abstiendrait de porter la lumière, c’est-à-dire là où les loisde la justice la réclament le plus? Tout ce qui est honnêtedoit pouvoir se dire tout haut. Le commerce doit se sou-mettre aux exigences de la publicité; je l’estime trop pourlui faire l’injure de croire qu’il a besoin des ténèbres pourprospérer. Le commerce est une des forces de la civilisa-tion ; il faut donc qu’il se montre à la hauteur du rôle quilui est dévolu.
11 y a parmi les industriels de toutes les nations des
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