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Rapport sur l'exposition universelle de 1855 / présenté à l'Empereur par S.A.I. Le Prince Napoléon, Président de la Commission
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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.

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On naura pas seulement des résistances à briser, mais degrandes difficultés pour arriver à la vérité'. Quand un prixsera indiqué, quel moyen de contrôle aura-t-on pour véri-fier si la déclaration est sincère? A supposer quon aitaffaire à des Exposants véridiques, tout nest pas encore dit.Dans lappréciation, ne faut-il pas tenir compte, chose dé-licate, de la diversité des milieux de production? Et puis,quel prix devra servir de critérium? Suivant moi, le seulutile à connaître pour le public, cest celui auquel lindus-triel peut lui livrer son produit; cest tout ce qui importe etce quon peut exiger. Quant au prix de revient, il est moinsnécessaire à connaître. Mais ce prix de vente au consom-mateur, comment arriver à faire que le fabricant le livredans toute sa sincérité ?

Malgré ces difficultés et ces oppositions, dont je ne medissimule pas la gravité, il faut arriver à lindication obliga-toire des prix. Cest un progrès nécessaire. Les difficultés neme paraissent pas insurmontables, et il ne faut pas, dans tousles cas, leur faire le sacrifice de la vérité. Pourquoi serait-ceprécisément dans le commerce et dans les transactions quonsabstiendrait de porter la lumière, cest-à-dire les loisde la justice la réclament le plus? Tout ce qui est honnêtedoit pouvoir se dire tout haut. Le commerce doit se sou-mettre aux exigences de la publicité; je lestime trop pourlui faire linjure de croire quil a besoin des ténèbres pourprospérer. Le commerce est une des forces de la civilisa-tion ; il faut donc quil se montre à la hauteur du rôle quilui est dévolu.

11 y a parmi les industriels de toutes les nations des

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