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Tome premier.
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PREMIÈRE ÉPOQEE. 15

Us v mêlent des parfums pour en corriger l'odeur forte et désa-gréable.

L’empire de la Chine est riche en mines de plomb et d’étain, puis-que ces métaux s'y vendent à bas prix. Le fer parait y être très-an-cien. Il en est question dans le Chou-king (chap. Yu-kong) (l). Cemétal, qui se prête si difficilement à la fusion, les Chinois le rédui-sent en lames et en fils très-minces. « Leurs ouvrages en fil de fer, ditl’ancien président de la Compagnie des Indes, ne sont pas aussi pro-prement exécutés que les nôtres, mais ils ne laissent pas d'être bons.Nous les surpassons aussi sous le rapport du bon marché. Les Chi-nois importent notre fer en barres; ils préfèrent le travailler eux-mêmes. Ils ont déjà commencé à fabriquer des horloges, des pen-dules et des montres; cependant ils font xenir les ressorts d'Angle-terre ( 2 ). »

Système monétaire (3). —Tous les échanges se faisaient primi-tivement en nature, comme cela avait lieu dans tous les pays. Sousles Ilia et les Chang (de 2 too à 1200 avant .1. C.), on trouve l'in-dication de trois métaux , jaune, blanc, ronge, employés commemoyens d'échange, lesquels sont, selon Sse-ky, l'or, l’argent, et lecuivre. L'or a été longtemps très-rare en Chine . On le retiraitdes sables de quelques rivières, par les procédés de lavage ordi-naire (4).

L'exploitation des mines d'argent devait être très-imparfaite dansl'antiquité, puisqu'elle laissait encore, d’après les détails qu’endonne la Petite Encyclopédie chinoise, qui date de l'an 1033 , beau-coup à désirer au xvu e siècle. Il n’en est pas de même des mines decuivre, qui sont extrêmement abondantes en Chine , et qui paraissentêtre assez bien exploitées.

Les seules pièces métalliques monnayées sont de cuivre allié d’é-tain et divisé en jietites pièces rondes, dont chacune pèse d’once

(1) Histoire générale (te la Chine , trail. du texte chinois par le P. de Moyriac

de Mailla, missionnaire à Pékin, \ol. xm, 1; Paris , 178.) (p. 29(1). Le Chou-king,qui signilie le livre (les (em/js antiques, traite de l'histoire des anciennes dynas-ties d puis 2200 jusqu’à 1000 ax ant J. , ou depuis l’oinpereur de Yao jusqu’à

la dynastie Tsehehu.

(2) Davis, ouvrage cité , vol. n,p. 173.

(3) M. Ed. Biot a publié sur ce sujet (Journal asiatique, série ni, 1837) desdétails précieux tirés de documents originaux (vm e et xi e cahiers de la collectionde Ma-touan-lin ).

(4) Voy. Encyclopédie des arts et métiers iTien-kong-kai-vve).