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HISTOIRE DE LA CITIMIE.
ne laissent pas que (Vôtre extrêmement beaux. On en fabrique unemultitude d’objets laqués, depuis des paravents jusqu'à des cuvet-tes. Ce qui en rend le prix élevé, c’est le soin extrême qu’il faut ap-porter dans le plus ou moins de consistance du vernis, et le nombredes couches à donner. Quand on en a exécuté une, on est obligéd’attendre très-longtemps qu’elle soit sèche, avant d’en apposerune seconde. On reconnaît encore ici la patience et le caractère in-dustrieux des Chinois (l).
Les Chinois savent employer depuis longtemps le plomb, le cui-vre, le fer, dans la préparation des couleurs et la fabrication despierres précieuses artificielles. Ils connaissent les alliages métalli-ques, et particulièrement ceux de cuivre, de zinc et d’étain, quiservent à fabriquer des miroirs, des ustensiles de cuisine (2), desgongs, espèce de cloches cylindriques, qu'on fait sonner en les frap-pant avec de gros maillets de bois (3). Us connaissent la trempe desalliages de cuivre pour la fabrication des tam-tam.s. Leur parfongou cuivre blanc, que nous appelons argentan, à cause de sa res-semblance avec l’argent, est un alliage de cuivre, de zinc, et denikel.
II est d’autres inventions dont l’honneur ne saurait être contestéaux Chinois; telles sont, entre autres, l’imprimerie, l’art de fabriquerle papier, 1 encre, etc. Le collage du papier est fort ancien. L'encrede Chine, dont le principal ingrédient est le noir de fumée, se v end,comme l'on sait, sous la forme de petits bâtons, sur lesquels les ou-vriers ont soin de graver diverses ligures de Heurs, d’animaux, etc.
finesse, d’un éclat et d'un poli qui charment l’u'il ; celui de la Chine lui est infé-rieur. Tout le monde en fait honneur à l'adresse des Japonais : c’est une méprisede préjugé et d’ignorance. L’application du vernis demande un air doux, frais,serein; celui de la Chine est rarement tempéré, et presque toujours chaud oufroid, ou chargé de poussière, etc. » (Mémoires concernant Vhistoire, lessciences, les arts, etc., des Chinois , par les missionnaires de Pékin , t. iv.)
(1) La Chine , par Davis, vol. 11 , p. 18G.
(2) Extrait du Ming y pie’ tou : « Pour tous les remèdes qui se préparent surle feu, il ne faut point d’ustensiles de cuivre et de fer, d faut se servir d'usten-siles d’argent ou de terre. » (Du Halde, vol. ni, p. 4à4.) Ceci fait voir que lesChinois connaissent le danger des ustensiles de cuivre, et l’emploi de la vaisselled’argent.
(3) La grande cloche de Pékin , mesurée par les jésuites , avait quatorze piedset demi de hauteur, et environ treize de diamètre, l.’alliage des gong-gongs est,d’après Klaproth , composé de 78 parties de enivre et de 22 parties d’étain.