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Tome premier.
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HISTOIRE DF. LA CHIMIF..

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nir la comparaison avec celui qu'il avait apporté comme substancemodèle. Il parut extrêmement confus du triste résultat de son < pé-ration, et me dit que, si je consentais à assister à une seconde expé-rience, il était sur d'être plus heureux. J’acceptai, et en effet ilréussit cette fois. »

Ces opérations ressemblent assez, comme nous l’avons dit plushaut, aux opérations des alchimistes, qui arrivaient, par des voiescompliquées, aux résultats auxquels nous arrivons aujourd'hui,grâce aux principes de la science, par des voies beaucoup plussimples.

L’idée de la transmutation des métaux est assez ancienne chez lesChinois. On trouve dans un livre chinois, Tsai-y chi , qu’un an-cien savant avait changé des racines et des terres en or, en les fai-sant calciner dans un vase fait en tète d’oiseau. Dans les annales deSong , on lit: « Yang-kiai, sur la croyance qu’on pouvait changerles tuiles et les pierres en or, ( hoa-oua-chc-ouei-hoang-kin ), quittases emplois pour travailler au grand œuvre il). »

Ainsi, voilà l’idée de la transmutation des métaux, telle que laconcevaient les alchimistes, déjà fort anciennement accréditée enChine . On ne dira pas que les alchimistes l'aient empruntée auxChinois, et encore moins que les Chinois l'aient empruntée aux al-chimistesde l'Kurope. Cette idée de la transmutation des métaux s'est-elle révélée tout naturellement, comme certaines idées métaphysi-ques , à toutes les intelligences, en tout temps et en tout lieu ? C’estlà un sujet d'autant plus digne de méditation, que même de nosjours, où la chimie fait tant de progrès, les esprits les plus sérieux nerépugnent pas à admettre, sinon la transmutation des métaux, dumoins leur composition de deux ou de plusieurs éléments.

(1) Mémoires concernant l’ histoire, les sciences, les arts, etc., des Chi-nois, parles missionnaires (te Pékin , t. n, p. 493. Ouvrage en xiv vol., 4;Paris , 1777).