PREMIERE KPOQfE.
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f N DI EN S (Hixdoustams).
Comme la Chine , T Inde est restée longtemps inconnue aux Euro-péens; car les notions qu’en ax aient les anciens, depuis l’expéditiond'Alexandre le C.rand, ont Tort peu de \aleur. Ce n’est donc quedans les temps modernes, à dater de l'époque de l’établissement descompagnies marchandes dans la presqu’île du Gange , qu'il est pos-sible d'avoir des renseignements plus précis sur cette contrée, queplusieurs savants considèrent comme le berceau de la civilisation.Malheureusement ces renseignements, concernant presque exclusive-ment la littérature, la religion, les nneurs et les coutumes des peu-ples de l'Inde , n'ont aucun intérêt direct pour l'histoire de la chimiequi nous occupe (t).
Cependant l'usage si ancien des métaux , leur mode d'extraction,l’emploi des alliages et des monnaies, la préparation des couleurs,du bleu indigo), etc., présupposent nécessairement des connais-sances , quelque informes qu elles soient, en métallurgie et enchimie.
Les Indiens étaient depuis fort longtemps renommés pour la trempedu 1er. Tout le monde était habitué d’entendre vanter l'excellence dufer ou de l'acier indien pour la fabrication des instruments tran-chants, et, entre autres, de ces fameuses épées appelées par lesGrecs l'.yr ,, et par les Occidentaux lames damasquinées ,•>).
Le célèbre aeier-wootz , qu’on imite en alliant l'acier ordinaire
(1) Parmi les maiciscrits sanscrits de la Bibliothèque royale de Paris , il ne setrouve aucun document qui puisse intéresser l'hisloire de la chimie.
(2) La ville de Damas (Syrie) était le principal entrepôt du commerce de l’Eu-rope avec l’Iude, avant ta decouverte du cap de Bonne-Espérance .
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