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Tome premier.
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première époque. 23

la grande âme universelle, pnrcundtmà , d' elle est émanée;ou bien elle est condamnée à subir un certain nombre de trans-migrations diverses, c'est-à-dire à animer successivement tel ou telanimal, telle ou telle plante, ou même à être incarcérée dansquelque corps minéral, jusqu'à ce que, purifiée de toutes ses souil-lures, elle soit jugée digne du moucli, de l'absorption dans la Di-vinité (l).

Ainsi, les minéraux eux-mêmes seraient des êtres animés. 11 està remarquer que cette idée se retrouv e dans les doctrines des al-chimistes, qui attribuaient à chacun des métaux une âme particu-lière.

Comme dans la kabbale et dans les doctrines alchimiques, ontrouve dans la philosophie indienne l'identification des élémentsavec certaines parties du corps humain, l'assimilation de lhommeou du monde en miniature iwicrocosmé] avec l'univers macro-cosme) ; les triangles et les cercles mystiques (Ischakras), traver-sés par des rayons dont les différents nombres sont mystiques (2).On y rencontre également l'idée d'après laquelle le monde estun animal qui réunit les deux sexes, et qui exerce à la fois lesfonctions de père et de mire. Le principe mâle et le principe fe-melle, en dautres ternies le principe actif et le principe passif,c'est encore une de ces idées qui se retrouvent non-seule-ment dans la philosophie indienne, mais dans tous les systèmesdes philosophes anciens. et sur lesquelles les disciples de l'art sa-cré fondèrent de grandes espérances. Ainsi, par exemple, dans lemonde minéral, qui est le monde des alchimistes, le principe

mâle était l'arsenic, comme. e le nom même de ce corps ;

car 7.pdv (arsenic) signifie littéralement mâle, ou principe actif.Le cui\re, consacré à Vénus, était le principe femelle. Ou saitquun des principaux problèmes que les alchimistes sétaient pro-posé de résoudre était la conversion des métaux \ ils en métauxnobles (or et argent). Or, l'arsenic (principe mâle), s'unissant aucuivre (principe femelle), donne naissance à un alliage .cuivreblanc), qui, par sou aspect, ressemble à l'argent, et que certainsadeptes navaient pas de scrupule de vendre au vulgaire pourde l'argent véritable.

(1) Yoy. Manou, le Gniki , tous les Pouninus, etc.

(2) Journal asiatique, n° 68, 1841, p. 414.