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HlSTOIliE DE LA CHIMIE.
mort (le son fils, lui dit : « A quoi bon de tant s’affliger? Ne sais-tu pas que le corps, composé des cinq éléments, retourne dans le■puntchutouam, et se résout dans chacun de ses principes?»
Quelque long que soit l'espace de temps qui nous sépare deces croyances antiques, éclatant exemple de l'alliance de la reli-gion avec la science, il nous est aujourd'hui impossible de mieuxdéfinir la mort physique, ou la décomposition naturelle d'un êtrevivant. Le corps, qui après la mort se décompose, se réduit endes principes dont les uns se mêlent avec la terre, les autres avecl’air, d'autres peuvent se mêler avec l'eau, et d’autres s'enflam-mer spontanément (l); enfin d’autres peuvent se mélanger avecl’éther, puisque les physiciens sont obligés d’admettre ce fluidesubtil, pour expliquer les phénomènes de la lumière, du caloriqueet de l'électricité. Les principes dans lesquels le corps se résoutaprès la mort, qu’on les appelle aujourd'hui eau, acide ca ' e,ammoniaque, etc , o ' s nomme, comme autrefois, terre, eau,air, etc., peu importe: quel que soit le langage, l'idée fondamentalereste la même. Le domaine des faits particuliers peut, par la suitedu temps et de l’observation, s’agrandir et se consolider, maisl'idée générale qui les enchaiue est immuable, parce qu elle a saraison dans l'essence même de l'intelligence humaine.
Aux noms de liruhnin Dieu créateur), de Yischnou (Dieu con-servateur), et de Siva Dieu destructeur , trinité mystérieuse ex-primée par la syllabe mystique de au m, se rattachent des notionsétendues, tant physiques que métaphysiques. Siva lui-même, leDieu destructeur, est adoré sous le nom de Dieu bon, et regardécomme le principe d une nouvelle vie : car tout liait, vit et périt,pour reuaitre. De là ces cycles ou ces périodes de purification quinous rappellent les doctrines de Pytliagore et la métempsycose desÉgyptiens.
Cependant les philosophes indiens ne s'arrêtent pas au simplematérialisme pauthéistique. Ils vont plus loin, et ils admettent,comme les disciples de l'école académique, une àme du monde,dont les âmes des êtres animés ne sont que des parties. Au mo-ment de la dissolution du corps, l’àme, ütmd, tres-dil'férente duprincipe purement vital, se réunit, disent-ils, si elle est pure, à
(t i L’liydi'ogèue phosphore qu’on remarque souvent dans les cimetières et dansles marais , et qui a donné lieu à tant de contes superstitieux.