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Tome premier.
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HISTOIRE DE LA CHIMIE.

III.

ÉGYPTIENS. — PHÉNICIENS . — IJÉBIIELX.

Les monuments antiques, fruits du génie et du travail de1 homme, constituent la principale source de I histoire des scienceset des arts, auxiliaires puissants de la civilisation des peuples.A celte source il faut joindre les documents écrits, transmis parles historiens. Mais de graves difficultés se présentent dans l’emploijudicieux de ces sources. Sur quelles données faudra-t-il estimerl'antiquité réelle des monuments invoqués à l’appui de l'histoire?Comment apprécier la \aleur de documents souvent incomplets,tronqués, supposés, ou incompréhensibles? Quel est ici le critériumpour distinguer le vrai du faux?

Ces observations, applicables à toute l’histoire en général,sont surtout vraies pour 1 histoire de la science qui nous occupe,et plus particulièrement pour l’état de cette science chez les an-ciens Egyptiens, chez les Phéniciens et les Hébreux. Quant auxChaldéens, aux Assyriens et aux Babyloniens , ils échappent, fautede documents, à toute appréciation exacte.

Avant d’entrer dans des détails, nous allons d’abord jeter uncoup d'ceil rapide sur chacun de ces peuples intéressants de l’an-tiquité.

Les lupipiiens, comme les Chinois et les Indiens, cultivèrent debonne heure les arts et les sciences. Et ce que nous avons dit desChinois s’applique en grande partie aux Egyptiens : une populationnombreuse i), établie sur les bords du Nil , mise en présenced’une nature riche en toutes choses, mais une population dé-

(1) Il est incontestable que l’Égyple, sons les Pharaons , était infiniment pluspeuplee qu’elle ne l'est aujourd’hui.