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HISTOIRE UE I.A CHIMIE.
liers de Tyr et de Sidon (i . Bien que .Moïse , le Solon des Juifs,n’ail pas précisément institué des lois en faveur de la culture desarts, il fait cependant l'éloge des ouvriers et des artisans. ( Exod.,XXI, il ; XXXV, 30—36.) Les orfèvres, les sculpteurs, les forge-rons, en général tous les artisans, D*w"yn), étaient, comme chez lesÉgyptiens, des hommes libres, et non pas des esclaves, comme chezles Grecs et les Romains.
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De l’origine de la science.
On fait remonter aux temps fabuleux l’existence d'Hermès , sur-nommé le trois fois très-grand (toi; <>.l , que l'on regarde
comme l'inventeur des arts en Egypte , et particulièrement commel'inventeur de la chimie (2). On attribue à ce personnage mythique,appelé également Thaat ou Thaut. sur lequel nous reviendrons pinsbas, un grand nombre d’ouvrages sur les arts, sur la médecine etl’astrologie, dont plusieurs existent encore sous le pseudonymed’Hermès Trismégiste (3). Ce qui prouve que ces ouvrages sontsupposés, c’est qu'aucun écrivain antérieur à 1ère chrétienne n'enfait mention. Les auteurs qui en ont parlé les premiers a _ -
lient presque tous à la fameuse école d'Alexandrie, véritable atelierde science et de littérature pseudonymes.
D'autres attribuent l'invention des arts utiles à Phtha ou à Ytil-eain, qu’ils regardent comme identique avec Tubaleaïn, qui, d'après
(1) loy. la deserption du tabernacle, dans t'excellent ouvrage de VI. l'abbéClaire, sous le litre de Introduction historique et critique aux livres de l'An-cien et du .Souvenu Testament, t. it; Paris 1830, p. (ioü.
(2) Tertullien (de Anima, c. 2, et adversus I alentinianos, p. 15) appelleHermès Physicorum mayislrum.
(3) La table d’émeraude (tabula smarugdina) de Hermès Trismégiste étaitinvoquée comme un oracle par les alchimistes du moyen tige. I.e divines Py-tnander, écrit originairement en grec (alexandrin), et traduit en latin parMars. Ficin , porte un cachet éminemment mystique. Voy. les ouvrages atti ibuésà Hermès Trisinegbte, dans Clément d'Alexandrie (Stroma!., lib vt). — Thea-trum chemicuni ; Mungett Jlibt. c/temica. lutro-malhematica Hermetis, parDav. Hoescbel, Augsb. 1597 ; les manuscrits arabes de la Bibliothèque de Leyde .Saint Augustin (de Civ. Dei, c. 23, 2i et 20) cite un ouvrage attribué a H. T.,sous le titre de Verbe parfait (Aoyo; vi).»»;) ; on lui attribue également un livreintitulé Ascle.pias , dont la version est probablement due à Apulée .