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niSTOIRE DE LA CITIMIF..
abaissement (le température. Et pourtant ce philosophe vivait àpeine cent ans après Hippocrate .
L’erreur (pie commet ici le père de la médecine est d’autant plusimpardonnable, qu’il venait (c. 43) d'expliquer l’évaporation natu-relle, la formation du brouillard, etc., par l’action du soleil, quiattire (avayei) les parties légères (volatiles) de l'eau, et laisse les selsse déposer.
Action du soleil, formation des vapeurs d’eau, action du froidet condensation des vapeurs, voilà tous les éléments d’un appa-reil distillatoire. C’est sans doute l’observation du vaste appareildistillatoire de la nature qui a mis sur les traces de la décomerlede la distillation, bien que les annales de la science ne signalenteette découverte qu’à une époque assez peu éloignée, il est cepen-dant à présumer qu’elle remonte à (les temps fort reculés.
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Philosophie il'Empidoiic (460 avant J. C.).
Hans le système cosmologique d’Kmpédoele comme dans celuid'Iléraclitc, le feu joue un rôle important. L 'amour et la haine,Y attraction et la répulsion, y sont également les lois fondamentalesqui régissent le monde physique.
Le philosophe d’Agrigente , s’éloignant de l’exemple de ses prédé-cesseurs, établit quatre éléments : le feu, Yair, l'eau et la terre t),en faisant observer cependant que ces éléments ne doivent pasêtre considérés comme les dernières molécules immuables et indé-composables des corps (2). Comme l’expérience, dit-il, apprend queces éléments (cto'./eïx) peuvent éprouver différents changements,il est clair qu’ils ne sont rien moins qu’immuables. Eu conséquence,il établit que le feu, l’air, l’eau et la terre, tels que I’obsen ationnous les présente, sont composés d'une multitude de particulestrès-petites, indivisibles et insécables, gui sont les véritables élé-ments des corps de la nature. L’air se compose de particules quisont homogènes entre elles ; de même l’eau, etc. (3).
C’est à ces éléments que la génération (combinaison) et la des-