PREMIÈRE ÉPOQrF.. 125
rement à l’extraction du cuivre. C’est un sulfure de cuivre qui,comme on sait, peut, étant exposé à l’air et à l’humidité, se con-vertir en sulfate de cuivre (vitriol bleu).
« La bonne chalcite se reconnaît, dit Pline, à sa couleur de miel,à sa friabilité, à l’absence de tout gravier dans sa substance. »
Il lui attribue à peu près les mêmes propriétés médicamenteusesqu’à Yœrugo proprement dit G).
Quant au sort/ et au misy, substances sur les propriétés des-quelles les auteurs ne s’accordent pas entre eux, ce sont égalementdes sulfates de cuivre plus ou moins impurs, ordinairement mé-langés de résines jaunes et de matières odorantes (2).
Le khalkanthe cuivre, avOo;, (leur) des Grecs est tantôt
le vitriol bleu sulfate de cuivre), tantôt le vitriol vert (sulfate de 1er).Dans le premier cas, il porte plus particulièrement le nom de khal-kanthe de Chypre ; et dans le dernier cas, les Romains l’appellentatramenlum sutorium, noir des cordonniers. Ce qui confirme notreconjecture, c’est que les anciens nous apprenneut eux-mèmes quele khalkanthe est tantôt d’un beau bleu (sel de cuivre), tantôt d’unvert pâle (sel de fer). On l’obtenait sous forme de cristaux, en faisantévaporer, à la chaleur du soleil, les eaux qui le contenaient en dis-solution (3).
Le khalkanthe était employé dans un grand nombre de maladiestant externes qu’internes.
En résumé, les Grecs et les Romains connaissaient d’une manièreincontestable l 'oxyde de cuivre (bioxyde' 1 2 3 , le carbonate, le sulfateet l'acétate de ce métal.
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Zinc.
Nous avons déjà vu que les Grecs et les Romains connaissaient lesminerais de zinc (cadmie et calamine ) avec lesquels ils préparaientl’airain. Le pompholyx dont parlent Dioscoride, Pline, Galien , etc.,était préconisé dans l’emploi des emplâtres siccatifs. Il était pré-
(1) Pline, xxxiv, 12.
(2) Ibid. ; Dinsc,, V, 117.
(3) Fit et salis modo, Jlagrantissimo sole admissas dultes aquas cogente.Ibid., xxx, 12; Conf. Orig., liv. 16; Dioscorid., v, 114.