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Tome premier.
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niSTOIRE DE LA CHIMIE.

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paré de la manière suivante : on construisait deux petites.cham-bres l’une sur l’autre ; dans le milieu de celle d’en bas était placé lefourneau, dont la bouche allait se rendre dans la chambre supé-rieure. Cette chambre avait le plafond voûté, selon Galien , et unepetite fenêtre qu’on tenait fermée pendant la préparation du pom-pholyx. Quand le feu était bien allumé et le fourneau bien chaud,on y jetait, par la petite fenêtre pratiquée dans la chambre supé-rieure, du cuivre jaune ou de la calamine, qui, par l’action du feu,répandait dans la chambre supérieure d'épaisses fumées blauehes.Ces fumées venaient s’attacher aux parois et à la voûte de la cham-bre , sous forme de petits flocons doux au toucher, auxquels ondonnait le nom de pompholyx, et plus tard celui de laine desphilosophes (Inna philosophica). Les flocons qui retombaient sur leplancher inférieur, et qui étaient réputés moins purs, constituaientle spodium des anciens (l).

I.e pompholyx et \e spodium ne sont donc autre chose que l’oxydede zinc, qui se produit chaque fois pendant la sublimation du zincau contact de l’air.

Si les anciens avaient, dans l’opération que nous venons de dé-crire, évité le contact de l’air, ils auraient obtenu le zinc distillé,et personne ne leur aurait pu contester la connaissance du zinc àl’état de métal.

Dioseoride dit : « 11 faut recouvrir ladite cadmie de charbon,et la chauffer jusqu’à ce qu’elle devienne brillante v 2). »

Cette cadmie brillante (îiajpavi-ç) ne serait-elle autre chose quedu zinc, obtenu par la réduction du minerai (oxyde) au moyen ducharbon ?

C’est dommage que Dioseoride n'entre pas à cet égard dans deplus amples détails, et qu’il ne nous parle pas de la distillation.Néanmoins ce laconisme ne détruit pas le fait qu’il rapporte.

Les termes xasscrspo; et stannum, que l’on traduit par étain,donnent lieu à une multitude d'équivoques et de contradictions quidisparaissent dès que l’on admet que les Grecs et les Romains con-naissaient le zinc, et qu’ils l’appelaient, ainsi que l’étain, xawTEpo;ou stannum.

(1) Ï7to3ô;, cendre. Pline, xxxiv, 13.

(2) KayoTÉov êè tt,v xaSpsîsv, i-pip'jr.TO'rra; etç àvlp'/.x; ïu>; o-î

8wçaW|; yévYirai , lib. V, 84.