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Tome premier.
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1-14

niSTOIKE PE LA CfllMIE.

se sert ici de l’expression ex aqua exsilire (littéralement sauterhors de l'eau), comme s’il avait eu en quelque sorte le pressenti-ment qu’il se dégage quelque chose pendant l'effervescence (l).

Indépendamment de son usage culinaire, le sel commun étaitemployé dans la salaison, pour conserver les viandes et les pois-sons, et dans le traitement d’un grand nombre de maladies (2).Varron rapporte que les habitants des bords du Rhin rempla-çaient le sel marin et le sel fossile par la partie saline des cendresdes plantes qu’ils brûlaient (3) ; ce sel devait être tant soit peu caus-tique, même pour les guerriers de la Germanie.

\ 39.

Sel ammoniac (chlorure d’ammoniumV

La forme cristalline de ce sel ne permet pas de le confondre avecle précédent. Aussi est-ce presque exclusivement d’après la formecristalline fibreuse ( longis glebis rectis, seissuris) que l’on distin-guait le sel ammoniac du sel marin. « Le sel ammoniac (~o àp.-jjtwviaxôv), dit Dioscoride , est facile à diviser dans le sens de sesfibres droites 4 . »

C’est dans les sables de la Cyrénaïque que, selon les auteursanciens, se rencontrait principalement le sel ammoniac; circons-tance qui lui a valu le nom qu’il porte ; car ammos (auuo;), en grec,signifie sable.

§ 40.

Alun. — Alumine (5).

Les anciens admettaient plusieurs espèces d’aluns, suivant la dif-férence des localités (G). C’est ainsi qu’ils distinguaient entre eux lesaluns de Mélos, de Chypre, d’Arménie, de Macédoine, d’Égypte ,

(1) On sait que, pendant l’effervescence de quelques sels gemmes dans l’eau,il se dégage «les gaz, et notamment de l'hydrogène et des carbures d'hydrogène.

(2) Pline, xxxi, 7, 8.

(3) Varro, ne re rust., i, 7.

(4) Dioscorid., V, 126.

(5) Le mot alumen vient, selon Isidore, de lumen (quod lumen eoloribuspræstat tingendis). Isid., Orig., xvi.

(6) Pline, xxxi, 7.