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Tome premier.
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163
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PREMIÈRE ÉPOQCE. 163

Vitruvc assure que l’on avait un moyen d'imiter le bleu indienou l’indigo, en mêlant la poudre d’un verre coloré (SaXo*) avecde la craie sélinusienne ou annulaire.

Davv pense que ce verre était coloré par l’oxyde de cobalt, etque la matière était semblable à notre smalt.

Les vases d’un verre bleu transparent qu’on trouve dans lestombes de la grande Grèce sont teints avec le cobalt. Tous lesverres bleus transparents grecs et romains, analysés par II. Davv,en contenaient ( 1 ).

48.

Violet.

Théophraste et Pline parlent d’une espèce de lichen que plu-sieurs savants (Beckmann, Dillen, etc.) regardent comme identiqueavec l’orseille ( lichen roccella).

Théophraste rapporte que ce lichen (to tovtiov spüxo;) se rencon-tre, sous des roches, dans l’ile de Crète , et qu’on l’emploie pourteindre la laine en pourpre (2). La meme chose est rapportée parPline (3).

La matière colorante du üchen n’a été isolée sous le nom d’or-eéine que dans ces derniers temps, près de deux mille ans aprèsThéophraste .

S 49.

Couleurs vertes.

Les couleurs vertes minérales des anciens étaient toutes descarbonates ou des acétates de cuivre. II. Davy incline à penser queles acétates de cuivre, employés comme substances tinctorialespar les Grecs et les Romains, se sont, à la longue, transformés encarbonates.

On remarque différentes teintes de vert dans les bains de Ti-tus , ainsi que sur les fragments trouvés dans les monuments de

(1) Annales de Chimie, t. xevi, p. 90.

(2) Hist. plant. , iv, c. 7. Corap. Dioscoiid., lib. iv, c. 95.

(3) Pline, xxvi, 10; xxxii, 6. Voy. Bekmann, Beitrœge zur Geschichte derErfindungen , 1. 1 , p. 335.

Tl.