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PREMIÈRE KPOQCE.
Les bruns, dans les peintures des bains de Livie et dans la NoceAldobrandine, sont tous des mélanges d’oxyde de fer et de noir defumée.
§ 52.
Couleurs blanches.
Théophraste, Dioscoride, Vitruve et Pline décrivent la céruse eten indiquent l’emploi eu peinture comme d’une couleur blanche laplus commune. Ils parlent aussi de différentes espèces de craies etd’argiles destinées au même usage.
Cependant Davy dit n’avoir pas rencontré la céruse dansl'ana-lvsc des couleurs anciennes.
5 53.
Application des couleurs.
Les couleurs employées dans la peinture à la fresque étaient ap-pliquées humides à la surface d’un stuc formé de marbre pulvériséet lié par la chaux. Le plafond et la muraille des édilices romainsétaient, selon Vitruve , composés de trois couches distinctes de cestuc ; la première était de marbre grossièrement pulvérisé, dans laseconde, la poudre de ce marbre était plus fine ; et dans la troi-sième, elle était plus fine encore.
Ces témoignages sont confirmés par les monuments. Les stucsdes bains de Titus et de Livie sont de cette espèce, ainsi que labase de la Noce Aldobrandine. Ils sont d’un très-beau blanc, pres-que aussi durs que le marbre, et il est facile d’y distinguer lapierre calcaire pulvérisée à différents degrés de finesse.
C’est en partie d’après ces caractères qu’on estime l’antiquitédes ruines de Rome . Dans les maisons qui ont été bâties au moyenAge ou plus récemment, le ciment calcaire se trouve toujours mé-langé avec des débris de lave, à la place du marbre pulvérisé, etles stucs de ces maisons sont gris ou bruns, et très-grossiers dansleur texture (l).
Nous avons vu plus haut que Vitruve et Pline recommandentl’encaustique pour fixer le minium, et pour le garantir du contact
(t) H. Davy, Annales de chimie, vol. xcvi, p. 204.