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Tome premier.
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HISTOIRE DE LA CHIMIE.

de l'air. Ce procédé consistait à couvrir la peinture d’une couche decire punique, liquéfiée de manière à former un vernis. Nous sa-vons, d’après l’autorité de Pline, que plusieurs artistes grecs avaientpeint leurs ouvrages à l’encaustique; les couleurs, avant d’ètreemployées, étaient mélangées avec de la cire. La colle, appelée glu-ten , servait particulièrement pour fixer les noirs dans la peinture.

Bien que ces renseignements ne laissent place à aucun dioute,H. Davy avoue cependant n’avoir pu découvrir la présence d’au-cun vernis de cire, ni d’aucun gluten animal ou végétal, dams lesanciennes pièces de stuc peint dont il a fait l’examen.

§ 54 .

Minerais. — Marbre (carbonate de chaux). — Plâtre, gypse (sul-fate de chaux). — Mortier , etc.

Pline divise implicitement les pierres (minéraux) en pierres, mé-dicinales {lapides médicinales ) et en pierres employées dans les artset dans les ouvrages de maçonnerie.

Dans la première classe il comprend la pyrite , que l’on ren-contre surtout dans l’ile de Chypre et dans les mines des enviironsd’Acarnanie , et dont on retirait le cuivre en calcinant le produitdu grillage (oxyde de cuivre) avec du miel ( coquuntur in medle).

Le miel, substance riche en carbone, agissait ici de la nnémemanière que le charbon que l’on emploie aujourd’hui dams laréduction des oxydes. La seule différence consiste dans le pri;x dela matière.

Ce fait est propre à nous expliquer le prix élevé des métaux chezles anciens.

Les pyrites étaient employées par les médecins grecs et ronnainsexactement dans les mêmes cas où nous employons aujourdl'huil’iode (1).

Les pierres appelées mélitite, gagate, géode, ostracite, et idontPüne n’indique aucun caractère distinctif, étaient particulièreimentpréconisées contre les morsures des serpents, contre les maléfiiees,contre les ulcères rebelles, etc.

(1) Pline, Hist. nat., xxxvi, 19