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niSTOIRE DE LA CHIMIE.
eu partie à la découverte des acides minéraux qu’elle le doit. Ilest donc à regretter que les anciens n’aient pas connu d'autres aci-des, pour attaquer les métaux, que le vinaigre, le jus de citron, degrenade, et en général le suc de fruits acides.
§57.
Feu.
Fidèles à cet esprit d’observation pratique qui les caractériseparmi toutes les nations, les Romains se contentaient de signaleravec admiration les effets du feu, sans se perdre dans des théoriesvagues sur les causes de cet agent impondéré si important, et donton ne connaît pas encore aujourd'hui la véritable nature.
« Le feu, dit Pline, est nécessaire dans la fabrication du verre ;ici il fournit le minium, là de l’argent, ailleurs du plomb, ailleursdes couleurs, ailleurs des médicaments. Le feu change les mine-rais en métaux; il met en fusion et dompte le fer; il convertit lapierre à chaux en ciment propre à réunir des murailles. A combiende produits l’action réitérée du feu ne donne-t-elle pas naissance ! telproduit apparaît au premier feu, tel autre au second, un autre enfinau troisième. Le charbon éteint, et qui adéjà une première fois subil’action du feu, a bien plus de force et chauffe bien davantagequ’auparavant (il. Immense et captieuse portion de la nature, quinous fait douter si, dans son action, elle ôte ou si elle ajoute ( inqua dubium sitplura absumat an pariat ) (2). »
§ 58 .
Acrolithes.
On avait pendant longtemps pris pour des contes tout ce quiavait été dit autrefois sur certaines pierres tombées du ciel. Maisles témoignages modernes sont venus confirmer les assertions desobservateurs anciens.
Les Grecs racontent qu’une pierre de la dimension d’une voiture
(1) U n’est nullement irrationnel d’admettre que les Romains aient employéle cok ou charbon de terre brûlé (car ils connaissaient le charbon de terre) dansla préparation du fer.
(2) Hist. nat., xxxvi, 27.