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Tome premier.
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niSTOIRK DE LA CHIMIE.

qui s’étaient adonnés à la magie, à la divination ou aux sorti-lèges (l). Cette circonstance permet de conjecturer l'époque à la-quelle aura vécu le pseudorpliée en question.

On pourrait ajouter à ces laits, très-bien développés par Th.Tynvhitt, qu’aucun auteur ancien n’avait fait mention de cepoème avant Jean Tzetzcs et le grammairien Démétrius Moschus,qui tous deux vivaient vers le xii c siècle de notre ère (2).

L’auteur le plus ancien qui nous ait laissé quelques détails surl’histoire des poisons, c'est Nicandre de Colophon , qui vivaitentre ‘201 et 138 avant 1ère chrétienne ( 3 ).

Lorsqu’on compare entre eux Nicandre, Dioscoride , Pline,Galien , Paul d’Égine, relativement à ce qu'ils nous apprennent despoisons, on est tenté de croire qu’ils se sont copiés souvent textuel-lement, ou qu’ils ont tous puisé aux mêmes sources. Nous allonsrésumer, en peu de mots, ce qu’ils nous apprennent sur ce sujet.

« Si les poisous, dit Dioscoride (qui est ici notre principal guide),sont nombreux en espèces, leur action est assez uniforme. Aussi leuroppose-t-on à tous à peu près les mêmes remèdes. » Il donne ensuitel’énumération assez exacte des symptômes de l’empoisonnement. Delà il arrive à conclure qu'il est très-difiieile de trouver un symptômeexclusivement propre à tel ou tel poison (4). 11 avoue même queplusieurs de ces symptômes sont communs à des maladies qui nesont pas occasionnées par le poison. Il divise ensuite implicitementles poisons en ceux qui tuent promptement, et en ceux dont l'action

(1) Ce fut l’an 357 qu’apparut un édit de Constantin , De magh suppliciocapitis feriundis , v. Coït. Tlieod., ix, tit. xvm, 5: Supplicio capitis feriatuvquieumque jassis nostris obsequium denegavit. Sont ensuite signalés à lavindicte de la loi : Chalderi et magi et e.æteri qitos male/icios ab facinorummagniludinem vulgus appellat. — La religion chrétienne venait d’étre déclaréela religion de l’Etat ; et le paganisme allait s’éteindre.

(2) Voy. IDfi Ài'Otov, ed. Jo. Math. Gesner, cum notis Th. Tgrwhitt.,Londini, 1781, 8. Jé ne me serais pas arrêté aussi longtemps sur ce sujet, siM. Rognetta n’avait avancé, tout récemment, que l’auteur du poème IUpiÀi6wv était antérieur à Homère . (Mém. sur l'empoisonnement par l’arsenic;Paris , 1840, 8.)

(3) Nicandri Colophonii Theriaca, td est bestiarum venenis, etc., ed.Gottlob Schneider; Lips., 1815, 8. — Xicandri Alexipharmaca, ed. G. Schnei-der ; Halle, 1792, 8.

(4) Dioscorid., ropi or/r-^iwv çappâxtov, p. 395 (Lugd., 1598, in-fol.). XicandriAlexipharmaca.