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Tome premier.
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HISTOIRE DE LA CHIMIE.

4. Lièvre marin. — Les auteurs anciens racontent beaucoup demerveilles au sujet de cet animal, qu’on regarde comme fabuleux.On ignore s’ils ont voulu désigner par ce nom une espèce de phoque,de poisson, de crustacé, ou d’araignée de mer (l).

5. Crapaud .— Salamandre. — Serpents venimeux.

fi. Sang de taureau. —C’était probablement du sang qui avaitéprouvé la fermentation putride. On sait que, dans cet état, le sangest un des poisons septiques les plus énergiques. Ce genre de poisonétait très en usage chez les Athéniens.

7. Miel d'Hèraelèe (2).

H. Poisons tirés du règne végétal.

1. Suc de pavots. — Opium . Nicandre (Alexipharm., v., 433et suiv. ) dit -. «< Celui qui boit un breuvage dans lequel entre le sucde pavots tombe dans un profond sommeil. Les membres se re-froidissent ; les yeux sont immobiles ; une abondante sueur semanifeste sur tout le corps. La face pâlit, les lèvres s’enllcnt, lesligaments de la mâchoire inférieure se relâchent ; les ongles de-viennent livides, et les veux excavés présagent la mort. Cepen-dant ne te laisse pas intimider par cet aspect; donne vite aumalade une boisson tiède composée de vin et de miel, ou de l'huilede rose, d’iris, et remue le corps violemment, afin que le maladevomisse. »

On pourra comparer ce passage à un autre non moins curieuxde Jules l'Africain du iv e siècle de l’ère vulgaire), qui le premierindique la formule d’un composé pharmaceutique tout à fait ana-logue au laudanum : « Faites digérer de l’opium thébaïquc (ô-'.ovû/|6aïxbv) avec de la cannelle dans du vin (3V •

2. Jusquiame. — C’était surtout la graine qui serv ait de poison ;c’est même ce qui la fit appeler fève de cochon ou hyosciamus(■joixuajjio;). On distinguait anciennement comme aujourd'hui la jus-quiame noire (à graine noire), et la jusquiame blanche (à graine

(1) Dioscorid., De venenis. Méandre, Alexipliarmaca. l’line, \x\u, 1 ; ix, 48.Athénée, Deipn., \, p. 44C Comp. Réaninnr, Mém. de l’Acad. de Paris , 1715,p. II. —c’est avec ce poison que Doinitien a, dit-on, empoisonné Titus (Phi-lostrat., in Vita Apollonii).i (2) Voy. pag. I8‘J.

(3) J ni. Afric. Cest.;