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Tome premier.
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PREMIÈRE ÉPOQUE.

blanche). Elle passait pour causer des vertiges et la folie momen-tanée. « On ne peut, dit Pline, manger plus de quatre feuilles dejusquiame, sans que la tête soit bouleversée (l). » Le lait était l’an-tidote de ce poison.

3. Mandragore. —Ce nom parait avoir été appliqué, non pasà une seule espèce, mais à plusieurs espèces de solanian, qui,comme on sait, contiennent toutes un principe vénéneux communà presque toutes les plantes de l’intéressante famille des so/anées.

C’est avec les plantes des solanées, et notamment avec diffé-rentes espèces de solarium, de hyosciamas , de dalura, de bella-dona , que les magiciens faisaient leurs jongleries, en produisant,au moyen de breuvages empoisonnés, des visions étranges, et desaliénations mentales momentanées.

4. Ciguë ( conium). — Ce poison consistait dans le suc condensédes tiges, des feuilles, des (leurs et des graines exprimées. On em-ployait à cet effet la ciguë de Suse, de Crète et de Mégare , quiaura été peut-être notre conium Maculalum. Les auteurs signalent,comme un symptôme particulier de l'empoisonnement par la ciguë,le froid et la pesanteur des membres inférieurs; Platon en parledans la mort de Socrate . La ciguë des Athéniens et des habitantsde l'ancienne Massilia (2) était destinée au même usage que la guil-lotine de nos jours. » Le vin pur passait pour le contre-poison de laciguë. Mcandre conseille les graines de la pomme épineuse. u.'O.dr^pvjy'tioîoî àypio; xapiro;).

5. Sucs de dorgenium, de psyllium, de pharicum , de loxi-cum , de carpasus, de thapsia, d'elaterium. —La plupart de cesespèces restent indéterminées. Ce sont, autant qu’il est permis d'enjuger, des sucs tirés de plusieurs plantes de la famille des euphor-biacées, ou de celle des apocynées. Le suc d'elaterium était proba-blement du suc de bryone [bryonia dioica).

G. Aconit (racine d’) (3). — C’est là un des poisons les plusviolents du règne végétal. C’était aussi l’opinion des anciens quidonnaient à l'aconit l’épithète de pardialankès ( tue - panthère ) ;comme nous appelons aujourdhui une certaine espèce d'aconit,tue-loup ( lycoctonum ). La mythologie fait naitre 1 aconit del’écume de Cerbère.

(1) Pline, xxv, 4.

(2) Pline, xxv, 13. ValèreMax., n, 2.

(3) I.e nom d 'aconit vient, selon Théophraste , de la petite ville d’.lcoa, prèsIléraclée, où cette plante croissait en abondance. Theoph., Hist. plant. , ix, 19.

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