Band 
Tome premier.
Seite
228
JPEG-Download
 

HISTOIRE DE LA CHIMIE.

228

Les trois principes : matière, vie et intelligence, exprimés sym-boliquement par les trois côtés d’un triangle équilatéral (emblèmede la Trinité), représentaient, dans l'ordre intellectuel, Tout ce quiest, l’univers-Dieu (l).

L’Isis blanehçet noire, telle qu’on la voit peinte sur des papyrusdu Louvre ; le basilic et l'aspic placés sur le front d’Isis (2), tousccs symboles paraissent représenter la lumière et les ténèbres, lavie et la mort. Ce dualisme se retrouve au fond de presque toutesles doctrines religieuses et scientifiques anciennes.

Le panthéisme mystique des Égyptiens repose principalementsur les nombres binaire, ternaire et quaternaire. A ces nombresmystiques, il faut ajouter encore les nombres cinq, sept, le carréde trois (neuf) et le nombre quinze, comme étant le résultat del’addition des trois premiers nombres impairs (3 + 5 + 7=15).L’autel sous forme de coupe dont parle Zosime , dans son traité dela composition des eaux, a quinze degrés. Et le sceau d'Hermès oude Mercure , avec lequel les alchimistes cachetaient les (laçons con-tenant les substances destinées au grand œuvre, représente unecombinaison mystique de différents nombres (3). Je ne parle pasdes sept métaux consacrés aux sept planètes, ni de beaucoup d’au-tres combinaisons mystiques que l'on trouve dans les ouvragesd'alchimie (4).

: (1) Timée de Platon .

(2) On retrouve ces deux symboles sur le caducée de Mercure , ayant la pro-priété d’éveiller et d’endormir.

(3) Voy. op. Paracels .

(4) Je dois à l’obligeance de M. Javarry la communication d’un manuscritdes ouvrages mystiques attribués à Thémislius , qui vivait du temps de l’em-pereur Valens . On y lit (p. 119) : « Les sages s’attachaient à considérer la naturedes différents métaux ; et ayant reconnu que ceux-ci étaient au nombre de sept,ils découvrirent de grands mystères dans ce nombre : ce qui les engagea à diviserle temps en espaces de sept jours consécutifs qu’ils appelèrent semaine ( sepli-mane) , et donnèrent à chaque jour de la semaine le nom d’une des sept planètes,parce que chaque métal est physiquement dominé par une des sept planètes.C’est pour ce même sujet que Moïse, philosophe hébreu , dans son allégoriesur la création du monde, a appliqué les sept métaux aux sept premiers jours,à savoir, les six métaux malléables aux six jours de la création, et le mercureou argent-vif au septième jour, dont il a fait un jour de repos, pour indiquerque ce métal, n’étant ni solide ni malléable, avait besoin d’une préparationdifférente des autres. »

El ailleurs, pag. 124 : « De la propriété du nombre quatre. Il faut d’abordconsidérer que les quatre éléments sont sortis de la pensée de Dieu comme