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Tome premier.
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PREMIÈRE ÉPOQCE.

néralement le symbole des sulfures jaunes; le lion rouge celui ducinabre, et le lion vert désignait les sels de fer et de cuivre. L’aiglenoir représentait les sulfures noirs, et plus particulièrement le sulliire noir de mercure. Cette phrase, que l’on rencontre si souvent •{'aigle noir se transforme en lion rouge, signifie que le sulfurenoir de mercure se transforme par voie de sublimation) en sulfurerouge de mercure (cinabre). Le dragon et le basilic remplaçaientsouvent le lion et l’aigle.

Les quatre éléments étaient peuplés d’animaux de différentes es-pèces. Le feu lui-même n’en était pas exempt. Le roi des animauxhabitant cet élément était la salamandre, qu’on représente dansles ligures cabalistiques avec une couronne sur la tète, et au milieud'un feu flamboyant. La salamandre de\ait cette distinction auxtaches jaune d’or dont elle est couverte sur la tète et sur le dessusdu corps : car les couleurs semblables à celles des métaux, les colora-tions jaunes des animaux et des [liantes, avaient une grande impor-tance dans les opérations du grand œuvre et dans la recherche del’or parla voie des mystères.

Toutes les plantes à corolles jaunes, à racine jaune, à suc jaune,représentaient l’or, ou le soleil, symbole de l’or. C’est pourquoi,dans les écrits de l’art sacré, il est sans cesse question de la chéli-doine, du suc de chélidoine (synonyme de teinture d'or), de l'ana-gallis, qui est notre primevère iprimula vernit L.), dont les petitesfleurs jaunes forment un bouquet au sommet du pédoncule, quisert en même temps de tige (hampe); ce qui était une raison deplus pour lui supposer des v ertus surnaturelles.

A ces plantes, il faut ajouter plusieurs espèces de renoncules(bouton d’or), d hélianthe (soleil) ( Helianthus annuus; H. tubero-sus) , le suc jaune du rhapontic, de la rhubarbe, le suc de syco-more, mais surtout la fleur jaune et la feuille du mille-pertuis [Hie-racium perforation L.) (1).

(1) Le mille-pertuis est en quelque sorte une plante cosmopolite, qui se plaîtsurtout dans les terrains secs et élevés; il doit son nom (perforation, mille-pertuis) à une multitude de petites glandes que l’on distingue dans.les leuilles etdans les pétales; ce qui leur donne, lorsqu’on les tient contre le jour, uu aspectcriblé tout particulier. Le nom de genre II icraeium, vient du grec \içoi,éperrier,qui est dans la langue hiéroglyphique de l’Égypte le symbole du soleil. (liantsApoll. Hterotjhjph., lib. i, c. vi.) on appelle encore cette plante herbe de Saint-Jean, J'uga dœmonum.