HISTOIRE DE LA CHIMIE.
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pie de .Memphis, avec des prêtres de l'Egypte , et qu'il ne fait au-cune mention de .Marie ni de l’ammènes, le témoignage de Syn-cellc, qui n’a fait d’ailleurs que copier Synésius , à l’exception deces mots : Iv oT? r,v xa'i Mapia ti; 'ESpaîa ao^r, xxl Ilau.u.évr,; (parmilesquels on trouve Marie, etc. ), perd de son poids.
Quant à la prétention que .Marie la Juive était sœur de Moïse ,elle n’a pas plus de valeur que celle qui attribue au roi Salomon età Alexandre le Grand les traités sur la pierre philosophale qui por-tent leurs noms (i).
En parcourant les fragments de Marie, conservés dans les ma-nuscrits qui traitent de l'art sacré, j'ai été à même de constaterque tous ces prétendus écrits de Marie ne sont que des extraitsfaits par un philosophe chrétien anonyme. Une autre remarqueà faire, c’est qu’aucun des philosophes de l'art sacré ne fait men-tion des écrits de Marie sur la pierre philosophale. Le fragment deZosime (p. 261 ), dans lequel est rapportée une parole de Marie,est un extrait fait par ce même philosophe chrétien anonyme.
En réfléchissant sur les résultats de cette grande lutte entrele paganisme et les dogmes du christianisme, lutte dans laquellechaque partie adverse se reprochait des emprunts réciproques, on estnaturellement conduit à se demander si le nom de Marie n’auraitpas été mis en avant par quelque philosophe chrétien, pour l’op-poser au nom sacré d’isis, la vierge des astrologues et la source di-vine des connaissances de la nature, et particulièrement de l’art sa-cré, selon les croyances égyptiennes. — Le champ est ouvert auxconjectures.
Voici l 'extrait du philosophe chrétien anonyme :
Extrait du philosophe chrétien. Discours de la très-savanteMarie sur la pierre philosophale . (Ms. 2251.)
t Intervertis la nature, et tu trouveras ce que tu cherches. 11 existe
(1) Excerpta ex interlocutione Mariæ proplietiss.T sororis Moysis et Aaronis,liabita cum aliquo philosopho dicto Aros, de excellentissimo opéré trimn liora-rum. Theat. Chim., t. vi, p. 479.
Ce dialogue est reproduit dans Artis auriferœ, quam Cliemiam vocant,Bas., 1010, sous le titre : Praclica Manœ prophetissa' in arlem alehimicam.— Le pseudonyme ne respecte même pas la chronologie, car il fait parler lasœur de Moïse de la philosophie des stoïciens.