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deux combinaisons : l’une appartient à l’action de blanchir (>.sûxl’autre à l'action de jaunir (;âv8o)sn). Il existe aussi deux actions deblanchir et deux actions de jaunir: l'une se fait par la trituration,l’autre par la calcination. On ne triture saintement, avec simplicité,que dans la maison sacrée ; là s’opère la dissolution ( Xiuvrj ) etle dépôt ;xoî-r, , lit). Combinez ensemble, dit Marie, le mâle et la fe-melle, et vous trouverez ce que vous cherchez. Ne vous inquiétez pasde savoir si l’œuvre est de feu. Les deux combinaisons portent beau-coup de noms, comme eau de saumure, eau divine incorruptible, eaude vinaigre, eau de Yacide du sel marin (ot’ 6ij'»Xp.r J c) , de l’huile dericin, du raifort et du baume ; on l’appelle encore eau de lait d’unefemme accouchée d’un enfant nulle, eau de lait d’une vache noire,eau d’urine d'une jeune vache ou d’une brebis, ou d'un ;lne, eaude chaux vive, de marbre, de tartre, de sandaraque, d'alun schis-teux, de nitre, de lait d’ànesse, de chèvre, de cendres de chaux ;eau de cendres, de miel et d’oxymel, de fleurs d’arctium, de sa-phir, etc. Les vases ou instruments destinés à ces combinaisonsdoivent être de verre. Il faut se garder de remuer ce mélange avecles mains ; car le mercure est mortel, ainsi que l’or qui s’y trouveputréfié. »
§ 23.
Un philosophe chrétien anonyme.
C’est probablement le même philosophe qui nous a laissé desextraits de Marie et de Zosime . 11 parait avoir pris une part activeau combat dogmatique livré par les philosophes chrétiens au pan-théisme mystique des néoplatoniciens et des derniers commentateursd’Aristote et de Platon .
Les philosophes païens, reconnaissant leur côté faible, évitèrentavec soin d’engager le combat sur les principes de la morale. .Mais,armés des dogmes de la philosophie de Platon , et s’appuyant sur l'an-tique tradition des mystères d’isis et d’Osiris, ils essayaient de bat-tre en brèche les dogmes nouveaux et les miracles de Jésus-Christ,qui ne leur paraissaient que de mauvais emprunts faits avec inin-telligence et maladresse aux religions anciennes.
Vous ne datez que d'hier seulement, disaient les uns, et déjàvous voulez vous ériger en maîtres. — Nous datons de plus haut ;car c'est vous au contraire qui avez tout emprunté à nous, répli-quèrent les autres, en exhibant des livres (supposés) de Platon ,d’Aristote, de Pythagore , jusqu’à des vers de la sibylle d’Érythrée,
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