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Tome premier.
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HISTOIRE DE LA CHIMIE.

mercure produit des substances ayant beaucoup d'affinité les unespour les autres (t), parce qu’elles sont de même nature ; et si ellessont de meme nature, elles ne sont évidemment que les parties dutout ou d’un même composé. C’est pourquoi nous allons rechercherce qu’est le tout dont les deux parties sont le soufre et le mercure. »

§ 24.

Épître d’isis, reine d’Egypte et femme d’Osiris , sur l’art sacre,adressée à son fils Horus . (Ms. 2250.)

Tel est le titre d’un peiit traité qui se trouve dans la collectiondes manuscrits grecs inédits concernant l'art sacré. L’auteur et ladate en sont totalement inconnus. 01. Borrichius, homme de beau-coup d’érudition, mais de peu d’esprit de critique, le fait remonterà l’époque d'Hermès Trismégiste ( 2 ). Cette épitre, écrite dans un lan-gage tout mystique, me parait une satire sanglante des divagationsthéoriques et obscures sur la pierre philosophale; car l'auteur, aprèsavoir fait jurer le silence par toutes les puissances du ciel et del’enfer, apprend à l’initié que, pour faire de l’or, il faut de l'or, enproclamant que c'est là tout le mystère.

Voici cette épitre •.

« Tu as voulu, mon enfant, te rendre à la guerre contre T\ ph.ni,alin de combattre pour le royaume de ton père. Après ton départ, jeme suis rendue à Uormanouth, où l’on cultive mystiquement l’artsacré de l'Égypte . Après y avoir séjourné quelque temps, je voulusme retirer, lorsque, dans cet instant, un des prophètes ou des angesqui séjournent dans le premier firmament fixa sur moi ses regards.S’approchant de moi, il voulut entrer dans un commerce intimed'amour ; mais je ne me rendis pas à ses désirs. Alors je lui deman-dai le secret de faire de l'or et de l’argent. A cela, il me réponditqu’il ne lui était pas permis de révéler cet immense mystère. Lelendemain, v int vers moi le premier des anges et des prophètes, ap-pelé Amnaël. Je renouvelai mes instances pour qu’il me découvritle secret de faire de l’or et de l’argent. Il me montra alors un signequ'il avait sur la tète et un vase sans vernis, plein d’une eau bril-lante, qu’il portait dans ses mains; mais il ne voulut pas dire lavérité. Le jour suivant il revint, et tenta de satisfaire ses

(I) T6 ywSv Oeïov Osiw ij-iyev. Le texte permet également de traduire: (l’eau)divine mêlée avec l'eau divine produit, etc.

( 1 ) Couspedus scriptor. Chimie. Bibl. Mangeti, vol. i, p. J‘J.