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Tome premier.
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PREMIÈRE ÉPOQEÉ. 285

volandum). «L’enveloppe, au contraire, continue l’auteur, aveclaquelle on veut imiter le tonnerre, doit être courte et épaisse, àmoitié pleine, et fortement liée avec une ficelle. » C’est exactementle pétard. Voici la traduction des passages les plus intéressantsdu Traité des feux de Marcus Græcus.

Liber ignium.

« Moyens de combattre l’ennemi par le feu, tant sur mer que surterre.

« Prenez: de la sandaraque pure une livre, du sel ammoniac dis-sous (l) même quantité ; faites de tout cela une pète que vous chauf-ferez dans un vase de terre verni, et luté soigneusement avec du lutde sagesse (2). Vous continuerez à chauffer jusqu’à ce que la matièreaura acquis la consistance du beurre ; ce qu’il est facile de voir enintroduisant par l’ouverture du vase une baguette de bois à laquellela matière s’attache. Après cela, vous y ajouterez quatre livres depoix liquide (3). On évite, à cause du danger, de faire cette opéra-tion dans l’intérieur d’une maison. Si l’on veut opérer sur mer, onprendra une outre en peau de chèvre, dans laquelle on mettra deuxlivres de la composition que nous venons de décrire, dans le cas oùl’ennemi est à proximité. On en mettra davantage, si l’ennemi està une plus grande distance. On attache ensuite cette outre à unebroche de fer [veru ferreum) dont toute la partie inférieure est elle-même enduite d’une matière huileuse ; enfin, on place sous cetteoutre une planche de bois proportionnée à l’épaisseur de la broche(,lignum adversus veru grossit udinem) , et on y met le feu sur lerivage ( in ripa succcndes). Alors l'huile s’allume, découle sur laplanche, et l’appareil, marchant sur les eaux, met en combustiontout ce qu’il rencontre. »

Marcus Grau-us donne ensuite la recette et l’emploi d’une sériede mélanges combustibles ou de feux [ignés) , comme il les appelle,

(1) Il y a dans le texte ammoniaci liquidi, ce qui ne veut pas dire de l'am-moniaque liquide. Car l'ammoniaque (gaz ammoniaque dissous dans l’eau), quis’appelait esprit d’urine (spirilus urinai), n’était pas encore connu.

(2) Ce lut variait de composition; il y entrait du sable, de la chaux et dublanc d’œuf.

(3) Il y a dans le texte alkitran , mot arabe qui signilie poix liquide.