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Tome premier.
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niSTOlBE DE l.A CHIMIE.

autre homme, sera maudit à jamais. Que Dieu l’écrase de la foudreau moment où il entrera dans le temple ( l ) ! »

Nous ne savons pas si les foudres de Salmonée, de Caligula , desbrahmanes étaient faites avec de la poudre canon ; car les anciensne nous indiquent, comme nous venons de voir, que l’emploi desrésines et de l'huile de naphthe comme substances inflammables.Mais ce qui parait certain, c’est que le feu grégeois se compo-sait tout à la fois de ces dernières substances, et au moins de deuxéléments (soufre et salpêtre) delà poudre à canon. C’est ce quefera connaître le paragraphe suivant.

5 28.

Marcus Grwcus{'ï).

Dans le manuscrit latin (de la bibliothèque royale), coté 7 156 (duxiv e siècle), et intitulé Yarii traclatus de alchimia, se trouve,fol. 69, un petit traité inédit, sous le titre de : Liber igniurn adcomburcndos hostes, et commençant par ces mots :

Incipit liber ignium a Marco Grerco descriplus. Nous en don-nerons le texte à la fin de ce volume. Ce petit traité est reproduitdans le ms. n° 7158. C’est là qu’on trouve, pour la première fois,la description exacte de la poudre à canon, la distillation de Y eau-de-vie et de Y essence de térébenthine , appelées eaux ardentes, etentrant dans la composition du feu grégeois.

L’auteur indique plusieurs moyens de combattre l’ennemi à dis-tance. Il conseille, entre autres, de réduire en poudre, dans unmortier de marbre, 1 livre de soufre, 2 livres de charbon et 6 li-vres de salpêtre; de mettre une certaine quantité de cette poudredans une enveloppe longue, étroite, et bien foulée. 11 ajoute qu’eny portant le feu, on la fait voler en l’air : c’est la fusée ( tunica ad

(1) Constantini Porpliyrog., De administrando imperio liber ad RomanumPorpbyrog. filium. Lugd. Bat., 8, 1617.

(2) Il est assez difficile de déterminer l'époque à laquelle visait M. Graecus ,sur la vie duquel on ne sait absolument rien. Il est probable qu’il vivait vers leviii e siècle. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il est antérieur au médecin arabeMesué (vivant sous le xi e siècle), qui le cite pag 85, col. I re , D. (Joan. Mes.medica; Venise , 1581). Les critiques d’un scepticisme absolu peuvent, il est vrai,nier l’identité de notre M. Græcus avec celui cité par Mesué . Mais ils ont en-core moins de preuves pour nier, que nous pour affirmer.