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HISTOIBE DE LA CHIMIE.
chine du monde (lotius machinai cuslos), conservateur de l'uni-vers (orbis conservalor), qu’emploie à chaque instant le pseudo-Aristote, ne pouvaient s’appliquer qu’à des rois mahoniétans qui sodisent parents du Soleil et lils de la Lune .
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ALPH1D1LS.
Le manuscritn° B ->14 ( collection des manuscrits latins) renfermeun écrit d’Alphidius sur les météores ( 1 ), qui n’est pas, comme onjmurrait le penser d’après l'inspection du titre, un traité de météo-rologie, dans l’acception propre de ce mot; c’est un ouvrage surla pierre philosophale et le grand élixir. Du reste, je n’y ai trouvérien qui mérite d’ètre rapporté. Le feu joue, suivant l’auteur, leprincipal rôle dans la perfection et dans la transmutation des mé-taux 2 ). C’était là l’opinion de tous les alchimistes.
Le Liber meteorum d’Alphidius n’a jamais, que je sache, étéimprimé. 01 . Borrichius, Bergmann, Gmelin , enfin aucun auteur11 e l’avait encore signalé.
Il est écrit dans un style oriental, plein d’images ; les idées sontenv eloppées de formes allégoriques et obscures, bien que l’auteur ter-mine en disant au lecteur •. « Voilà tout ce que j’avais à t’apprendre :je t’ai tout dit clairement, sans voile nuageux ; saisis-le avec lapointe de ton esprit , et tu trouveras si Dieu le veut (3). »
Alphidius appartient à l’école des Arabes ; il est impossible de dé-terminer exactement l’époque à laquelle il vivait. Je le place, parconjecture, entre le x* et xi e siècle.
§ 8.
MORIEX.
Morien, dit le Romain ou l’Ermite, parait avoir vécu vers le com-mencement du xi® siècle. Peut-être est-il même antérieur à Avicenne .Il est natif de Rome , et devint, comme il le raconte-lui-mème, le
(1) Liber metheorum Âlphidii philosophi; il commence fol. 133 recto, etfinit fol. 135 recto. L’écriture du ms. 6514 in-fol. est du xiv e siècle.
(2) Ibid., fol. 134 recto. Quod perignem perfectorium lit.
■■(3) Ecce omnia tam tibi patenter declaravi, absque nubis velamine ; intelligeergo ac mentis acie præcipe, etinvenies si Deus voluerit.