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DEUXIEME EPOQUE.
acide,, des eaux corrosives et dissolvantes [aquœ acuta ;), parmilesquelles il y en a une qu’il prépare par la distillation du sel am-moniac avec une marcassite (vitriol?). Son eau amère n’est autrechose -qu’une dissolution de sel ammoniac contenant du suc deplantes amères, comme d’aloès, de coloquinte, etc. (l).
§ te.
ALCIIILD BECH1L.
Le même manuscrit, n° 7156, renferme un petit traité éga-lement inédit, intitulé Ordinatio Alchid Bechil Saraceni phi-losophi (2). Le philosophe Saraziu parle, dans cet écrit, d’uneescarboucle artificielle ( carliunculus. ) ou d’une espèce de lune bonaluna), obtenue par la distillation des urines avec de l’argile, dela chaux , et des matières organiques charbonneuses. 11 n’est pasimpossible qu’en employant ce procédé avec certaines précautions,Alchild Bechil ait obtenu le phosphore, auquel il aurait donné lenom A’e.scarboucle (3).
Quoi qu’il en soit, il ne répugne pas de croire que les alchimis-tes, qui travaillaient continuellement sur des matières riches enphosphore (os, urine, etc.), connaissaient ce corps porte-lumièreou phosphore ('fôiç, lumière; ^opoç, porteur) longtemps avant lexvii e siècle ; mais qu’ils en avaient fait, comme de tant d’antres pré-parations, un très-grand secret.
17.
ALBLT.AS1S (Abul-Kasan , ou Alzaharavius).
Albucasis , natif de Zahera, près deCordoue, vivait au xn e siè-cle. D’après le témoignage de Casiri, il est mort à Cordoue en 1122 .11 était plutôt médecin qu’alchimiste.
(1) Amara aqua et acuta : Sume aquam dnlcem, et commisce cum ea tantumsalis anunoniaci quantum fuerit meilietas ejus, et dissolve et cola; postea sumequantum volueris ex ea, et commisce cura coloquinthide in panno ligata, etc.
(2) Il commence fol. 143 recto, colon. 2, et finit loi. 1 43 verso, col. 2.
(3) Ce procédé est à peu près celui qu'employa, au xvn' siècle, Brandt, lemême qui découvrit le phosphore.
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