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UIST01RE 1)£ LA CHIMIE.
Comme tous les médecins arabes, Albucasis avait de grandesconnaissances dans la préparation des remèdes. Il donne une exactedescription de tous les appareils distillatoires alors en usage : c’estmême ce qui l’avait l'ait regarder comme l'inventeur de la distilla-tion. 11 parle aussi de la préparation de l’eau-de-vie, de la concen-tration du vinaigre, et d’autres procédés qui tous étaient, comme jel’ai fait voir, connus déjà avant lui.
§ 18.
Avenzoar (Merwan Ebn Zohr), médecin du calife de Maroc , or-donnait souvent des médicaments sucrés, des sirops, des électuai-res. Averrhoës (Walid Ebn Aclimed Ebn Roschid) de Cordoue , Mesué,Sérapion, Moïse Maimoniiles , juif de Cordoue , Abul-Hussan,évêque chrétien et médecin du calife de liagdad, Abdal-Al-Hazzak,Ben-Almvkuh, Muzasfar, et tant d’autres Arabes, Hébreux, Per-sans et Turcs, appartiennent plutôt à l’histoire de la médecine ou dela pharmacie, qu’à l’histoire de la chimie proprement dite(i).
§ 19.
Exercice de la pharmacie.
Ce sont les Arabes qui ont en quelque sorte créé la profession depharmacien, en la distinguant légalement de celle de médecin. Legouvernement exerçait une suneillaucc sévère sur tous les éta-blissements pharmaceutiques ; il avait établi des dispensaires à l'écolede Dschondisabar, à Cordoue, à Tolède , et dans d’autres villes im-portantes soumises à la domination arabe. C’est à ces sages dispo-sitions que l’empereur Erédéric II emprunta, en 1233 , les princi-paux articles d’une loi qui fut longtemps en vigueur dans leroyaume des Deux-Siciles . D’après cette loi, tout médecin étaitengagé, sous la foi du serment, à dénoncer tout pharmacien quiaurait vendu de mauvais médicaments ; les pharmaciens étaientdivisés en deux classes : l°les siationarii, qui vendaient des mé-dicaments simples, des préparations non magistrales, d’après untarif arrêté par les autorités compétentes ; 2° les confectionarii ,
(I) voyez la liste de res auteurs dansGmelin, Geschiclite der Chem., t.p. 28-34.