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Tome premier.
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niSTOIHE DE LA CHIMIE.

une ignorance profonde, non-seulement de la langue arabe, maismême de la matière médicale, ('.'est ainsi que Nicolas d’Alexandrie ,dit Myrepsus, recommande, dans sa nomenclature des médica-ments, Y arsenic comme une épice contre le poison, opinion quifut ensuite adoptée par presque tous les médecins du moyen âge.L’erreur venait de ce que darsini ( )> que Myrepsus

changea en arsenic, est le nom que les Arabes donnaient à la can-nelle qu’ils tiraient de Sina (t).

Photius (ix° siècle), patriarche de Constantinople , et le principalpromoteur du schisme de l’Église grecque, a rendu de grands ser-vices à l’histoire des sciences et des lettres par son Myriobiblon ,dans lequel il donne des extraits de beaucoup d’auteurs dont les ou-vrages ne nous sont pas parvenus (2).

§ 21 .

PSELLUS .

Mich. Constantin Psellus de Constantinople (né en 1020 , morten 1 1lo), précepteur de l’empereur Michel Ducas , était tout à lafois mathématicien, philosophe, orateur, médecin et alchimiste. 11jouissait d'une grande considération, et les empereurs l’avaientappelé dans leurs conseils. Mais bientôt, fatigué des intrigues d’uncertain Jean, philosophe d’Italie , et dégoûté des vaines grandeursde ce monde, il se retira dans la solitude d’un couvent, où il mou-rut à l’âge de quatre-vingt-dix ans. Ses ouvrages de mathématiqueset de philosophie lurent imprimés, vers le milieu du xvi e siècle,à Bâle et à Venise .

Psellus a beaucoup contribué, par l’autorité de ses écrits, à ré-pandre parmi les Grecs de l’Orient le goût des études alchimiques,auxquelles, du reste, ses contemporains n’étaient déjà d'avance quetrop disposés.

Il reste de Psellus un petit traité sur l'art de faire l'or, adressé àMichel, patriarche de Constantinople (3).

(1) VonSprengel, Hist. de la méd., t. n.

(2) Myriabiblon seu Bibliotheca gr. et lat., ex versione Schotti, cum notisHoeschelii; Paris , 1631, in-fol.

(3) Ce traité de Psellus existe en manuscrit à la fin d’un petit imprimé iu-12( T. 4002 du catalogne de la Bibl. royale de Paris ), intitulé De veritate et an-tiquitate arlis chemiœ, 1561; Paris , p. 56. En voici le commencement :

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