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Tome premier.
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DEUXIÈME ÉPOQUE. 341

dont la fonction consistait à exécuter scrupuleusement les ordon-nances du médecin ; enfin, tons les établissements pharmaceutiquesétaient soumis à la surveillance d’un collegium mediconnn (l).

Les Arabes doivent donc être considérés, non pas précisémentcomme les pères de la chimie, mais comme les créateurs et leslégislateurs de la pharmacie.

GRECS BYZANTINS.

L’empire d’Orient marchait à grands pas dans la voie de la déca-dence. Les savants, lorsqu’ils ne s’occupaient pas d’intrigues decour, perdaient leur temps à discuter sur des subtilités théologiques,ou à commenter, dans le genre de l’école d’Alexandrie, les oeuvresde Platon et d’Aristote. Léon VI, surnommé le philosophe, Cons-tantin VII , dit Porphyrogénète, que nous avons déjà cité plus haut,Isaac Comnène , Alexis C.omnène, étaient, malgré leur bonne vo-lonté, impuissants à résister tout à la fois aux attaques réitéréesdes Bulgares, des Hongrois, des Sarrasins, et à faire fleurir lessciences et les lettres, en ramenant la prospérité au sein de l'em-pire.

Il y avait cependant encore quelques hommes chers aux scien-ces : il suffit de nommer Photius, Actuarius, Psellus , Blemnvydas..Mais il n’y avait guère de chimistes ou alchimistes proprement dits,à moins qu’on ne veuille y compter Psellus , Blemmydas, et peut-être Théotonic.

§ 20 .

Actuarius appartient à l’histoire de la médecine. A l’exemple desmédecins arabes, il décrit, dans son Methodus medendi, un grandnombre de médicaments composés et des eaux distillées, commecelles de rose, de plantain, de lierre, etc. (2\ Les emprunts quefirent les médecins grecs aux écrivains arabes n’étaient pas toujoursfaits avec discernement ; quelques-uns de ces emprunts trahissent

(1) Constitiitioues neapolitanæ et sicnlæ un, fit. xxxiv,L. 2, apud Linden-borg., Cod. legum antiquarum ; Francf., 1613, in-fol.

(2) De compositione medicamentorum ; Paris , 1346.