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niSTOIRE DE LA CHIMIE.
Arabes furent traduits, commentés et enseignés, aux x c , \i e etxn* siècles. La fondation de l’école de Salernc fut, en 1 iôo, suiviede celle de la Faculté de médecine de Montpellier (i '. L’universitéde Paris, surnommée la fille ainéedes rois de France , fut complétée,en 1220 , par la création d une Faculté de médecine (2). L’univer-sité de Paris était alors une puissance redoutable dans l'État ; ellereprésentait, dans une autre hiérarchie, la lutte que le chef dumonde chrétien avait engagée avec le pouvoir temporel.
Les omrages des Arabes étaient connus en Italie avant de l’ètrcen France et dans les autres pays de l’Europe . Pierre d’Amiens(mort en 1072), Hildebert de Lavardin (-feu 1143), Abailard (+ en 1142), Gilbert de la Porée (+ en 11 .34), Hugues, archetéquede Rouen , ne connaissaient pas encore la science des Arabes.
Quant aux alchimistes et aux physiciens, il y en avait encore fortpeu dans les pays soumis au sceptre des souverains du Saint-Em-pire et des rois de France . Encore ceux que nous allons citer étaient-ils plutôt médecins ou astronomes qu’alcliimistes proprement dits.
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Gerbert d'Aurillac, en Auvergne , s’était moins livré à l’étude dessciences physiques qu’à celle des sciences mathématiques (3). Pau-vre de fortune, mais riche d’intelligence, il alla s’instruire à Cor-doue, dans l’école des Arabes. De retour en France , il devint lemaître de Robert, fils de Hugues Capet ; bientôt il fut, par son
(1) T. Astruc, Mémoires pour servir à l’histoire de la Faculté de médecine deMontpellier; Paris , 1767, 4.
(2) Gabr. Naudaei de antiquitate et dignitate scholæ medic;e Parisiens»; Pa-ris , 1628, 8. — J. A. Hazon, Notice sur les hommes les plus célèbres de laFaculté de médecine en l’université de Paris, depuis 1110 jusqu'en 17Ô0; Paris ,1778,4.
(3) La plupart des écrits de Gerbert se trouvent imprimés dans Pezii Thesaur.anecdot . noviss., t. ni, p. 2; dans Mahillon, vet. Analect., tu; et dans Du-chesne, Script, histor. franc., t. n.
La Bibliothèque royale de Paris possède de Gerbert les manuscrits latins sui-vants : Sermo de informatione episcoporum, n° 2400; Rationes numerorumAbaci, n° 6620; Geometria , n° 718à; Tracialus de Abaco, n° 7189 A; Senten-tiade dissonantia arithmetica et geometrica, n° 7377 C.