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DEUXIÈME ÉrOQI'E.
disciple reconnaissant, nommé au siège archiépiscopal de Reims ;mais comme sa nomination n’avait pas été agréée par le pape,Gerbcrt lut obligé de quitter son pays ; et, en Imite à mille tracas-series' il était accusé de magie et d'entretenir un commerce intimeavec les démons) suscitées par des envieux, il se réfugia à la courde l’empereur d’Allemagne , et y devint le précepteur du fils d'O-thon II. Celui-ci (Otlion III , arrivé à l’empire, le nomma archevê-que de Ravcnne. Enfin, bientôt après, à la mort de Grégoire V ,Gerbcrt devint lui-même pape sous le nom de Sylvestre II .
Cet homme illustre contribua le plus puissamment à répandreen France, en Allemagne et en Italie , la connaissance des écri-vains arabes. Son immense érudition, alors vraiment phénoménale(il connaissait, indépendamment des sciences physiques et mathé-matiques, le grec, le latin et l’arabe), et sa position éminente, luioffrirent tous les moyens de succès.
Il nous apprend lui-même, dans ses lettres, que les prêtres deson époque n’étudiaient guère que la théorie des sciences physiques,comprises sous la dénomination spéciale de philosophie (l).
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ÆGIDIÜS.
Ægidius, né à Corbeil, près de Paris , fut un des élèves les plusdistingués de l’école de Salerne. Après avoir étudié en Italie et enGrèce, il retourna à Paris , où il fut nommé médecin particulier duroi Philippe-Auguste . Il a laissé un poème en quatre livres, danslequel il fait l’éloge de la vertu des médicaments composés.
Il connaissait les eaux distillées des Arabes, différents sirops, lesucre, qu’il appelle sucera, etc. (2).
La chimie n’était, pour lui, qu’une science auxiliaire de la mé-decine.
(1) Kpist. oc, exxx, eu. ( Ductiesne, t. ii.)
(2) De laudibns et virliitibus coinpositorum medicamentorum in historiapoetanun medii æ\i, cur. Pol. Leiseii; Hal., 1721.